Le président américain, Donald Trump, a déclaré mardi 22 septembre à New York que les États-Unis et le Venezuela détenaient désormais plus de 60 % du pétrole mondial. Cette affirmation a été faite devant l’Assemblée générale de l’ONU, quelques semaines après la conclusion d’un accord donnant à Washington un contrôle majoritaire sur des réserves pétrolières vénézuéliennes estimées à plus de 65 milliards de barils.

L'accord annoncé fin août concerne 17 gisements vénézuéliens et a été conclu entre les autorités de Caracas et North American Blue Energy Partners (NABEP). La Maison-Blanche a précisé que les autorités vénézuéliennes ont accordé à NABEP des concessions d’une durée de 100 ans pour l'exploitation de ces champs pétroliers. Le potentiel prouvé de ces réserves est évalué par l’administration américaine à environ 65 milliards de barils.

Selon la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, le développement de ces champs pourrait attirer plus de 100 milliards de dollars de capitaux privés et générer plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour le Venezuela. Les données disponibles sur les réserves pétrolières mondiales ne donnent toutefois pas 60 % pour les États-Unis et le Venezuela. Le Venezuela détient environ 17,2 % des réserves mondiales et les États-Unis environ 4,7 %.

La part cumulée des réserves pétrolières des États-Unis et du Venezuela se situe donc autour de 21,9 %. L’accord modifie néanmoins fortement le volume de réserves auquel Washington affirme avoir accès. Avant cette opération, la Maison-Blanche évaluait les réserves prouvées situées sur le territoire américain à environ 46 milliards de barils. Les 65 milliards de barils concernés au Venezuela représentent ainsi un volume supérieur à cette estimation américaine.

La situation reste différente lorsqu’on considère la production. Posséder d’importantes réserves souterraines ne signifie pas produire immédiatement des quantités équivalentes. Le secteur pétrolier vénézuélien doit recevoir des investissements importants pour augmenter durablement ses capacités. Les discussions entre Trump et Rodríguez ont porté sur les relations bilatérales ainsi que sur l’énergie, les mines et la sécurité.

Trump a présenté l’accord pétrolier comme bénéfique aux deux pays. Delcy Rodríguez a rencontré Trump en marge de l’Assemblée générale, et il s’agissait de leur première rencontre en personne depuis le changement de pouvoir à Caracas. Les deux dirigeants ont discuté des détails de l'accord et de son impact sur les relations entre les deux pays.

L'accord a suscité des réactions contrastées. Les États-Unis et le Venezuela ont des relations qui ont profondément évolué depuis la capture de Nicolás Maduro lors de l’opération militaire américaine de janvier 2026. Les deux pays semblent engagés dans une nouvelle ère de coopération, notamment dans le domaine énergétique.

Key points

  • Les États-Unis et le Venezuela ont conclu un accord pétrolier qui donne à Washington un contrôle majoritaire sur des réserves pétrolières vénézuéliennes estimées à plus de 65 milliards de barils.
  • Le président américain, Donald Trump, a affirmé que les États-Unis et le Venezuela détenaient désormais plus de 60 % du pétrole mondial.
  • Les données disponibles sur les réserves pétrolières mondiales ne confirment pas l'affirmation de Trump, selon laquelle les États-Unis et le Venezuela détiennent plus de 60 % du pétrole mondial.

Share this story

Written by

SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.