Le sommet Russie-Afrique s'est ouvert à Moscou, en présence du président de l'Union Africain, M. Évariste Ndayishimiye, qui a adressé ses remerciements au président Vladimir Poutine et au gouvernement russe pour l'accueil et l'organisation de cet événement stratégique. M. Ndayishimiye a souligné que le forum se tenait dans un contexte de défis commerciaux, financiers, environnementaux et humanitaires sans précédent.
Le président de l'UA a indiqué que ce sommet était une tribune incontournable pour exiger des réponses concertées et poser les jalons d'une coopération revisitée. Il a affirmé que l'Afrique revendiquait désormais un statut d'acteur à part entière de l'économie mondiale, ne se contentant plus d'être un simple pourvoyeur de matières premières ou de marché de consommation.
M. Ndayishimiye a souligné que l'ambition de l'Afrique était aujourd'hui d'occuper une place centrale dans la production, la transformation et l'innovation. Il a cité trois priorités : l'exploitation des richesses naturelles pour le bien-être des populations, l'industrialisation pour s'affranchir du modèle d'échange traditionnel, et le développement des secteurs clés tels que l'agro-industrie, l'agriculture, l'énergie et les mines.
Le forum a mis en lumière de nombreux secteurs porteurs d'investissements, notamment l'agro-industrie, l'agriculture, l'énergie, les mines, les infrastructures, les transports et la recherche scientifique. Les délégations ont insisté sur la nécessité de faciliter l'accès réciproque aux marchés, d'éliminer les entraves injustifiées au commerce et de stimuler les partenariats directs entre les entreprises russes et africaines.
Le président burundais a souligné l'importance des BRICS comme pôle de premier plan et pont naturel entre la Russie et l'Afrique. Il a cité l'élargissement du bloc à l'Afrique du Sud, à l'Égypte et à l'Éthiopie, ainsi que le positionnement de l'Ouganda et du Nigeria comme partenaires, comme des perspectives inédites pour la coopération.
M. Ndayishimiye a décliné ses priorités de coopération avec Moscou, notamment la mécanisation agricole et la transformation des produits locaux, le développement des secteurs de l'énergie et des mines, la modernisation des infrastructures, et le renforcement de la formation professionnelle et de la recherche scientifique. Il a invité les investisseurs russes à s'impliquer dans des projets structurants, générateurs d'emplois et porteurs de transferts de compétences.
Le président de l'UA a exprimé l'espoir que ce sommet ne se solde pas par de simples déclarations d'intention, mais qu'il débouche rapidement sur des contrats concrets, des investissements tangibles et des initiatives humanitaires à fort impact direct sur les populations russe et africaine. Il a souligné que la solidarité, l'éducation, la santé et la sécurité alimentaire demeuraient les boussoles indispensables d'un développement inclusif.
Key points
- Le sommet Russie-Afrique à Moscou a appelé à des réponses concertées face aux défis mondiaux.
- L'Afrique revendique un statut d'acteur à part entière de l'économie mondiale.
- Le président de l'UA a invité les investisseurs russes à s'impliquer dans des projets structurants en Afrique.