Le percussionniste Paul Ngoie le Perc a organisé un forum à Kinshasa, en République démocratique du Congo, où il a plaidé pour une meilleure identification des contributeurs aux œuvres musicales dites "Génériques". Selon lui, ces œuvres font intervenir plusieurs acteurs dans leur processus de création. M. Ngoie a cité les différents intervenants, notamment le chef de bande, les chanteurs, les animateurs communément appelés "Atalaku", les guitaristes, les percussionnistes, les batteurs ainsi que les arrangeurs.

M. Ngoie a souligné que la pratique consistant à déclarer certains génériques sous le seul nom du leader d'un groupe ne permet pas toujours de refléter la contribution artistique de l'ensemble des participants à leur création. Il a estimé que si les musiciens ont créé leurs propres partitions de guitare ou si l'animateur a créé les cris, ils peuvent être considérés comme coauteurs ou co-compositeurs. Le percussionniste a appelé les professionnels du secteur à formaliser leurs collaborations.

Les intervenants doivent être identifiés lors de la déclaration de l'œuvre, que celle-ci soit effectuée en RDC ou à l'étranger, conformément aux règles applicables en matière de droit d'auteur. M. Ngoie a recommandé la conclusion préalable d'un accord de collaboration, sous forme d'un "Split Sheet", permettant de préciser l'identité des contributeurs ainsi que la répartition des droits liés à l'œuvre.

Cet accord pourrait prévoir une répartition convenue entre les différents participants, par exemple 40 % pour le leader, 20 % pour l'animateur principal et 15 % pour le soliste, le solde étant réparti entre les autres coauteurs selon leur contribution et l'accord conclu. Cette démarche vise à prévenir les contestations ultérieures relatives à la paternité et à la répartition des droits sur les œuvres musicales.

Le secteur musical en RDC compte plusieurs artistes et techniciens qui participent à la création d'un même morceau. M. Ngoie a encouragé les artistes, producteurs, arrangeurs et autres professionnels de la musique à définir par écrit, avant l'entrée en studio, les conditions de leur collaboration et la répartition des droits de chacun.

La reconnaissance des contributions individuelles dans les œuvres de collaboration constitue un enjeu important pour la protection des créateurs et la professionnalisation de l'industrie musicale congolaise. M. Ngoie a rappelé que cette démarche permettrait de garantir les droits des différents intervenants et de promouvoir une gestion plus équitable des droits d'auteur.

Le forum organisé à Kinshasa a permis de sensibiliser les professionnels du secteur musical aux enjeux liés à la déclaration des œuvres de collaboration. Les participants ont été invités à prendre en compte les recommandations formulées par M. Ngoie pour une meilleure gestion des droits d'auteur dans le secteur musical en RDC.

Key points

  • Le percussionniste Paul Ngoie le Perc a formulé un plaidoyer pour une meilleure identification des contributeurs aux œuvres musicales dites "Génériques" en RDC.

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SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.