Le parti politique Action des alliés pour le développement social (AADS), allié à l’Union sacrée de la nation (USN) au pouvoir en RDC, a publié une déclaration samedi à Kinshasa, affirmant que la souveraineté de la République démocratique du Congo ne peut être sacrifiée au profit des ambitions politiques ou des intérêts des puissances étrangères.

L'AADS a réagi à la nomination d'un ancien chef de l'État à la tête d'une coalition politico-militaire engagée dans une rébellion contre les forces gouvernementales dans l'Est de la RDC. Le secrétaire général intérimaire de l'AADS, Adolphe Kakudji, a déclaré que cette évolution constitue un événement politique et sécuritaire majeur qui exige une réponse ferme des institutions congolaises.

L'AADS s'interroge sur les liens entre les responsables de cette coalition, le M23 et le Rwanda, et dénonce le risque de donner une façade nationale à un mouvement dont les liens présumés avec des acteurs extérieurs doivent être examinés avec rigueur. L'AADS a exigé l'établissement des responsabilités de chaque acteur sur la base de preuves vérifiables.

L'AADS a demandé l'ouverture d'une enquête indépendante et crédible sur les responsabilités politiques, militaires et financières liées aux activités du M23, de l'AFC et du FRN. L'AADS sollicite également un examen rigoureux des liens présumés entre Joseph Kabila et les acteurs extérieurs soupçonnés de soutenir la rébellion.

L'AADS a exprimé sa solidarité avec les victimes des violences, plaidant pour la protection effective des populations civiles, le retour sécurisé des personnes déplacées et la préservation de l'intégrité territoriale de la RDC. L'AADS a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et au Président de la République, Félix Tshisekedi.

L'AADS, présidée par Christophe Nyakeru, est une formation politique créée en 2008 sous la dénomination de « Parti du peuple » (PP) et a adopté son appellation actuelle en 2021. L'AADS est membre signataire de la charte de l'Union sacrée de la nation.

Le secrétaire général intérimaire de l'AADS, Adolphe Kakudji, a conclu que « La souveraineté congolaise n’est pas négociable. La dignité du peuple congolais n’est pas négociable. La justice pour les victimes n’est pas négociable ».

Key points

  • La souveraineté de la RDC ne peut être négociée.
  • L'AADS exige l'établissement des responsabilités de chaque acteur sur la base de preuves vérifiables.
  • L'AADS demande l'ouverture d'une enquête indépendante et crédible sur les responsabilités politiques, militaires et financières liées aux activités du M23, de l'AFC et du FRN.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.