Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (GCI) a publié une déclaration conjointe mercredi dernier, rejetant catégoriquement la violence comme moyen de conquête des objectifs politiques en République démocratique du Congo (RDC). Cette déclaration a été consultée vendredi par l'Agence congolaise de presse (ACP). Le GCI, qui regroupe notamment l'Allemagne, la Belgique, le Canada, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l'Union européenne, a souligné la nécessité pour toutes les parties de respecter l'État de droit et la Constitution de la RDC.
Le GCI a particulièrement critiqué le Front pour la Refondation de la Nation (FRN), récemment créé, qui prône l'utilisation de la violence pour atteindre ses objectifs politiques. L'organisation internationale a rappelé que les divergences politiques et les revendications ne peuvent être résolues par des moyens militaires. Elle a insisté sur l'importance d'un dialogue intercongolais pacifique et inclusif, impliquant les principales parties prenantes nationales, pour instaurer une paix durable en RDC.
Le Groupe de contact international a également exprimé sa profonde préoccupation face à la persistance des combats dans l'Est de la RDC et aux souffrances infligées aux populations civiles. Il a exhorté les parties au conflit à respecter leurs engagements pris à Doha, le 19 juillet 2025, notamment l'observation du cessez-le-feu. Le GCI a alerté sur les conséquences de l'utilisation croissante des drones pour les populations civiles et les travailleurs humanitaires.
Le GCI a rappelé les exigences adressées aux Forces de défense rwandaises, notamment la cessation de leur soutien au M23-AFC et leur retrait immédiat et sans condition du territoire congolais. Il a également encouragé le gouvernement congolais à présenter un plan d'action clair pour accélérer la mise en œuvre du protocole de désarmement, de démobilisation et de réintégration des combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Le Groupe de contact international a exhorté les parties et les groupes armés à respecter le droit international humanitaire et à garantir un accès total, sécurisé et sans entrave des organisations humanitaires aux populations en détresse. Il a souligné la nécessité de garantir les droits fondamentaux et les libertés permettant aux partis politiques et aux organisations de la société civile d'exercer leurs activités.
La situation sécuritaire dans l'Est de la RDC reste préoccupante, avec des combats qui continuent de faire des victimes parmi les populations civiles. Le GCI a souligné l'importance de la coopération internationale pour résoudre les problèmes de sécurité dans la région. Il a également rappelé que la paix et la stabilité en RDC sont essentielles pour la sécurité de toute la région des Grands Lacs.
Le GCI a réaffirmé son attachement à la souveraineté, à l'indépendance, à l'unité et à l'intégrité territoriale de la RDC. Il a encouragé toutes les parties à œuvrer pour une solution pacifique et durable aux problèmes qui affectent le pays. Le Groupe de contact international continuera de suivre la situation en RDC et à soutenir les efforts pour promouvoir la paix et la stabilité dans la région.
Key points
- Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs rejette la violence comme moyen de conquête des objectifs politiques en RDC.
- Le GCI exhorte les parties au conflit à respecter leurs engagements pris à Doha, notamment l'observation du cessez-le-feu.
- Le Groupe de contact international encourage le gouvernement congolais à présenter un plan d'action clair pour accélérer la mise en œuvre du protocole de désarmement, de démobilisation et de réintégration des combattants des FDLR.