Le Groupe d'experts des Nations unies chargé d'appuyer le Comité des sanctions du Conseil de sécurité concernant la RDC a été reçu par le ministre d'État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, à Kinshasa. Les échanges ont porté sur la situation dans l'Est du pays, la persistance des violences armées ainsi que leurs conséquences sur la justice et la protection des populations civiles.
Le ministre d'État Guillaume Ngefa Atondoko a réaffirmé l'attachement du gouvernement au respect du droit international et des engagements internationaux. Il a souligné que toute démarche visant à établir les responsabilités doit reposer sur des faits établis et s'inscrire dans le respect des procédures légales. La recherche de la paix dans l'Est de la RDC doit également aller de pair avec le respect du droit international, l'établissement des responsabilités et la lutte contre l'impunité.
Selon le garde des Sceaux congolais, les conséquences humaines, sociales et juridiques des conflits sont particulièrement préoccupantes pour les populations les plus vulnérables, notamment les enfants vivant dans les zones affectées. Les efforts en faveur de la paix doivent également s'accompagner de réponses judiciaires et institutionnelles permettant de protéger les populations, de garantir leurs droits et de lutter durablement contre l'impunité.
Le ministre d'État Guillaume Ngefa a réaffirmé la disponibilité de ses services à poursuivre la coopération avec les mécanismes compétents des Nations unies, dans le respect des institutions de la République, des procédures légales et des exigences de confidentialité. La justice demeure un pilier essentiel d'une paix durable et d'une stabilité fondée sur la vérité et la responsabilité.
Cette rencontre intervient après que le Conseil de sécurité de l'ONU a prorogé le régime de sanctions applicable à la RDC jusqu'au 1er juillet 2027. Le Conseil a également renouvelé le mandat du Groupe d'experts chargé de veiller à sa mise en œuvre. Les sanctions constituent des outils essentiels pour lutter contre les violences et la déstabilisation imputables aux groupes armés dans l'Est de la RDC.
Malgré la signature de l'Accord de Washington et la tenue successive de réunions d'évaluation, la situation sécuritaire et humanitaire dans l'Est de la RDC continue de se détériorer. Des tensions persistent également entre Kinshasa et Kigali, chaque camp interprétant à sa manière les dispositions de l'Accord de Washington, ce qui rend sa mise en œuvre complexe et difficile.
Le gouvernement de la RDC poursuit ses efforts pour intensifier sa diplomatie régionale en faveur du processus de paix dans l'Est de la RDC. Les différents protagonistes sont appelés au respect des engagements souscrits dans le cadre des initiatives de paix.
Key points
- La RDC réaffirme sa coopération avec l'ONU
- Le gouvernement déterminé à faire respecter le droit international
- La situation dans l'Est de la RDC demeure préoccupante