Le président de la République, Félix Tshisekedi, a récemment présidé une réunion du gouvernement consacrée à l'examen de plusieurs dossiers importants, notamment les tensions sur les carburants, l'insécurité et le financement des urgences humanitaires. La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a présenté plusieurs orientations relatives à l'approvisionnement en produits pétroliers, à la coopération avec les États-Unis, aux réformes fiscales et à la réponse aux urgences humanitaires. Les membres du gouvernement ont également examiné plusieurs dossiers économiques et financiers.
Le chef de l'État a notamment insisté sur la nécessité de doter le pays d'un marché financier crédible, de renforcer la discipline au sein des institutions publiques et de préserver les infrastructures universitaires. Il a également salué l'initiative du ministre des Finances visant à mettre en place un comité chargé de rendre opérationnel le marché boursier. Félix Tshisekedi a ainsi réaffirmé l'ambition de son administration de faire émerger un environnement financier répondant aux exigences de transparence et de sécurité.
La création d'un marché boursier en République démocratique du Congo constitue l'un des chantiers économiques mis en avant par Félix Tshisekedi. Pour le chef de l'État, la transformation de l'économie nationale nécessite des mécanismes de financement capables de mobiliser davantage de capitaux, au-delà du crédit bancaire traditionnel. La promulgation de la loi relative aux marchés boursiers représente une étape importante, notamment avec la création d'une Autorité des marchés financiers et l'organisation d'un marché des valeurs mobilières ainsi que d'une bourse de marchandises.
Félix Tshisekedi a demandé au gouvernement, sous la coordination de la Première ministre, de prendre les mesures d'application nécessaires pour garantir le bon fonctionnement du dispositif. Il a également recommandé, si cela s'avère nécessaire, la conclusion d'une convention-cadre de coopération entre la Banque centrale du Congo (BCC) et l'autorité des marchés financiers. Cette convention devra définir les mécanismes d'échange d'informations, la coordination des contrôles et des sanctions, ainsi que les dispositions destinées à préserver la stabilité du système financier.
La gouvernance des entreprises publiques a constitué le deuxième axe de la communication présidentielle. Félix Tshisekedi a rappelé la nécessité de respecter les attributions des différents responsables et de mettre fin aux conflits de compétences qui opposent parfois les présidents des conseils d'administration (PCA), les directeurs généraux (DG) et les directeurs généraux adjoints (DGA). Le chef de l'État entend ainsi renforcer la discipline administrative et assurer un fonctionnement harmonieux des établissements, entreprises et services publics.
La protection des infrastructures universitaires a également retenu l'attention du président de la République. Après les travaux de construction et de modernisation réalisés dans plusieurs établissements d'enseignement supérieur, notamment à Mbuji-Mayi et à Kananga, le chef de l'État a insisté sur la nécessité d'assurer la pérennité des investissements consentis par la Nation. Cette préoccupation intervient quelques jours après sa visite à l'Université pédagogique nationale (UPN), où il a inauguré de nouveaux bâtiments.
Le gouvernement a également examiné l'adhésion de la RDC au Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace), le règlement d'une dette publique impliquant la SONECA et Equity-BCDC, ainsi que les mesures destinées à améliorer les échanges commerciaux dans le nord-ouest du pays. Le chef de l'État a mis en garde les mandataires publics contre les manquements constatés au sein des institutions publiques, rappelant que tout dérapage avéré entraînera une sanction disciplinaire exemplaire.
Key points
- Le président Félix Tshisekedi insiste sur la nécessité d'un marché financier crédible pour la RDC.