Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs, composé de plusieurs pays et de l'Union européenne, a exprimé ses préoccupations concernant la situation en République démocratique du Congo. La poursuite des hostilités et la mutation de la rébellion de l'AFC/M23 en FRN, avec à sa tête Joseph Kabila, sont sources d'inquiétude pour ce groupe.
Le GCI a réaffirmé son attachement à la souveraineté, à l'indépendance, à l'unité et à l'intégrité territoriale de la RDC. Les membres du groupe ont insisté sur la nécessité pour toutes les parties de respecter l'État de droit et la Constitution du pays. Ils ont également souligné l'importance d'un dialogue intercongolais pacifique et inclusif pour une paix durable dans le pays.
Le GCI a encouragé les parties aux accords de Washington et à l'Accord-cadre de Doha à maintenir leur engagement et à agir de bonne foi en vue de parvenir à un règlement durable et pacifique du conflit. Le groupe a déploré les souffrances infligées aux populations civiles et a réitéré sa profonde préoccupation face aux combats qui persistent dans l'est de la RDC.
Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs soutient les efforts des médiateurs, y compris ceux de l'Union africaine, dirigés par le président du Conseil de la République togolaise. Le GCI se félicite de la récente visite des co-facilitateurs dans la région et réaffirme l'importance du leadership régional pour résoudre les conflits dans la région.
L'initiative de dialogue national lancée par le président Félix Tshisekedi intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires en RDC. Annoncé officiellement au mois d'août 2026, ce processus doit traiter les causes structurelles de l'instabilité du pays et s'étendre sur une période maximale de trois mois.
Cependant, le format de ce dialogue suscite des désaccords au sein de la classe politique. Une partie de l'opposition conteste notamment les modalités du processus et réclame davantage de garanties quant à son caractère inclusif et consensuel. Les questions liées à sa préparation, à sa facilitation et à la participation des différentes forces politiques et sociales demeurent ainsi au cœur des divergences autour de ce dialogue.
Le GCI encourage toutes les parties prenantes clés de la RDC à s'engager dans un dialogue intercongolais pacifique et inclusif. Les divergences politiques et les revendications ne peuvent être résolues par des moyens militaires, selon le groupe. Garantir l'État de droit et la protection des droits fondamentaux est crucial pour permettre à tous les partis politiques et aux organisations de la société civile d'exercer librement leur rôle.
Key points
- Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs encourage un dialogue intercongolais inclusif
- Les divergences politiques ne peuvent être résolues par des moyens militaires
- Le GCI soutient les efforts des médiateurs pour résoudre les conflits dans la région