Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a récemment fait l'objet de rumeurs selon lesquelles il aurait été interdit d'entrer aux États-Unis ou aurait annulé un déplacement en raison de l'épidémie d'Ebola. La Présidence de la République a rapidement démenti ces allégations, affirmant que le chef de l'État avait simplement désigné un représentant pour le représenter à certaines échéances onusiennes.

Selon Giscard Kusema, le directeur adjoint de la presse présidentielle, Félix Tshisekedi a désigné Thérèse Kayikwamba Wagner, la ministre d'État aux Affaires étrangères, pour le représenter à certaines réunions à New York. La Première ministre, Judith Suminwa, a conduit la délégation congolaise à New York. Le directeur adjoint de la presse présidentielle a souligné que cela ne constituait pas un incident diplomatique et que le chef de l'État était souvent représenté par des membres de son gouvernement.

Les rumeurs sur l'absence de Félix Tshisekedi aux États-Unis ont été alimentées par des informations selon lesquelles les autorités américaines auraient instauré des restrictions de voyage en raison de l'épidémie d'Ebola. Les États-Unis ont effectivement mis en place des restrictions pour les voyageurs en provenance de la RDC, de l'Ouganda et du Soudan du Sud. Cependant, des exemptions existent pour les chefs d'État et de gouvernement.

La Présidence congolaise a contesté ces informations, affirmant que les autorités américaines avaient autorisé le président congolais à effectuer le déplacement avec ses agents de sécurité. Le cabinet de Félix Tshisekedi considère ces publications comme une tentative de déformation de la réalité. Les réseaux sociaux ont été inondés de publications hostiles au président Tshisekedi, relayant des allégations fantaisistes et malveillantes.

Certains comptes sur les réseaux sociaux, souvent d'obédience rwandaise, ont évoqué un refus catégorique de visa opposé au chef de l'État congolais par les autorités américaines. La Présidence a démenti avec fermeté ces allégations, y voyant une campagne de diabolisation pour saper l'image du chef de l'État. L'objectif serait de saboter la réputation du président Tshisekedi, semer le doute et affaiblir sa légitimité sur la scène internationale.

Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme (BCNUDH) a récemment dévoilé son rapport semestriel, faisant état de près de 3 000 violations des droits humains en RDC au premier semestre 2026. Le rapport souligne que l'impunité continue de sévir dans le pays. Pendant ce temps, l'épidémie d'Ebola continue de progresser, malgré les signes d'accalmie affichés par les autorités congolaises.

Les autorités congolaises ont récemment annoncé la création d'une nouvelle entreprise publique, HYDRO RDC, chargée de recenser les sites hydroélectriques du pays. Le ministre des Ressources hydrauliques, Sakombi Inongo, a lancé officiellement les activités de cette entreprise. La RDC dispose d'un potentiel hydroélectrique important, mais celui-ci reste encore largement sous-exploité.

Key points

  • La Présidence de la RDC dément les rumeurs sur l'absence de Félix Tshisekedi aux États-Unis.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.