La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) a exprimé son opinion sur la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) sur le territoire de la République démocratique du Congo (RDC). Selon la NSCC, cette présence ne peut constituer un fondement juridique autorisant un État étranger à déployer ses forces armées en RDC. La NSCC s'est prononcée sur cette question lors d'un entretien mercredi.
Le coordonnateur de la NSCC, Jonas Tshiombela, a déclaré que la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU est claire sur cette question. Cette résolution condamne l’offensive du M23 avec le soutien des Forces de défense rwandaises et exige leur retrait immédiat et sans condition. La NSCC insiste sur le fait que l'on ne peut pas combattre un groupe armé en occupant durablement le territoire d’un État souverain.
La NSCC a également rappelé que le Conseil de sécurité de l’ONU a identifié l’exploitation illicite des ressources comme cause profonde du conflit en RDC. Selon M. Tshiombela, la présence des FDLR ne peut en aucun cas constituer un titre juridique autorisant un État étranger à déployer son armée sur le territoire souverain de la RDC.
Le coordonnateur de la NSCC a également réagi au chiffre de la Mission des Nations Unies en RDC (Monusco) indiqué par son représentant James Swan le 29 septembre devant le Conseil de sécurité. Selon M. Swan, 122 ex-FDLR ont été rapatriés depuis septembre. M. Tshiombela y voit la preuve qu’il existe des mécanismes non militaires pour régler la question des FDLR.
La NSCC a également abordé la question de la rencontre entre le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, et le Président ougandais, Yoweri Museveni, à Entebe. La NSCC a lancé un conseil aux autorités congolaises, les invitant à ne pas présenter automatiquement l’Ouganda comme un médiateur neutre, étant donné que l’Ouganda est lui-même acteur militaire dans l’Est de la RDC.
La NSCC a insisté sur l'importance de l'application des cinq principes pour résoudre la crise en RDC. Ces principes comprennent la souveraineté de la RDC, le retrait des forces étrangères, la neutralisation de tous les groupes armés, la traçabilité des minerais et la responsabilité des acteurs qui alimentent le conflit.
Enfin, la NSCC a estimé que l'alibi des FDLR présenté par le Rwanda pour camoufler le déploiement de ses troupes en RDC n’a pas sa raison d’être. La NSCC a ainsi exprimé son opinion sur la question, rappelant que la résolution des problèmes en RDC doit se faire dans le respect de la souveraineté du pays.
Key points
- La présence des FDLR en RDC ne constitue pas un fondement juridique pour un déploiement militaire étranger.
- La NSCC préconise des mécanismes non militaires pour régler la question des FDLR.
- L'Ouganda ne devrait pas être présenté comme un médiateur neutre dans la crise en RDC.