La Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a exprimé son soutien aux recommandations formulées par les Nations unies concernant la tenue d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo. Selon la C64, ces recommandations rejoignent les revendications qu’elle porte depuis plusieurs mois. La coalition estime que la crise politique, sécuritaire et institutionnelle que traverse le pays nécessite un cadre de concertation associant les différentes composantes de la société congolaise.
L’appel des Nations unies a été lancé par James Swan, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC et chef de la Monusco, devant le Conseil de sécurité. James Swan avait appelé les acteurs congolais à s’engager dans un processus de dialogue ouvert à une large participation, conduit par des facilitateurs bénéficiant de la confiance des différentes parties prenantes. Il avait également encouragé les acteurs politiques à rechercher un consensus et à privilégier le dialogue pour dépasser leurs divergences.
La C64 salue également l’appel de James Swan à préserver l’espace civique, à garantir les libertés fondamentales et à faire preuve de retenue et de tolérance politique. Le chef de la Monusco avait présenté ces conditions comme nécessaires pour favoriser une participation inclusive aux processus politiques et de paix. La coalition établit un rapprochement entre ces recommandations et les critiques qu’elle formule à l’égard de la situation politique et des libertés publiques en RDC.
La question de l’espace civique est particulièrement sensible en RDC, où les manifestations du 15 septembre 2026 ont été marquées par des violences. La C64 affirme que son membre Manassé Lomboto Bofengola a été tué lors de ces manifestations. La coalition dénonce régulièrement les restrictions de l’espace démocratique et les violences commises lors des manifestations pacifiques.
Cette réaction intervient alors que les Nations unies insistent depuis plusieurs mois sur l’importance de maintenir un environnement permettant la participation des différents acteurs politiques et sociaux aux processus de paix et de dialogue. Le 28 septembre, James Swan avait également échangé avec le ministre de la Justice Guillaume Ngefa sur les questions liées au processus de paix, aux droits humains et au respect des libertés publiques.
L’appel de la C64 intervient dans un contexte où le projet de dialogue national porté par le président Félix Tshisekedi fait l’objet de positions divergentes au sein de la classe politique congolaise. Annoncé en août 2026, ce processus présidentiel vise notamment à réunir les différentes forces du pays autour des questions liées à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État.
La C64 entend faire de l’inclusivité, du respect de l’ordre constitutionnel et de la préservation de l’espace civique des conditions essentielles de sa participation à toute démarche de concertation nationale. La coalition réaffirme ainsi son engagement en faveur d’un dialogue national véritablement inclusif, réunissant toutes les forces politiques et sociales représentatives de la Nation, dans le respect de l’ordre constitutionnel.
Key points
- La C64 soutient les recommandations de l'ONU pour un dialogue national inclusif en RDC.
- L'ONU insiste sur l'importance de préserver l'espace civique et les libertés fondamentales.
- Le dialogue national est crucial pour résoudre la crise politique et sécuritaire en RDC.