Le gouvernement de la République démocratique du Congo a de nouveau porté la situation sécuritaire et humanitaire dans l'Est du pays devant la communauté internationale. Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, a dénoncé les violations des droits humains attribuées par Kinshasa au Rwanda et aux rebelles de l'AFC-M23. Cette intervention est intervenue dans le cadre de la 63ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, qui se tient du 7 septembre au 7 octobre 2026 au Palais des Nations, à Genève.
Selon le ministre des Droits humains, les violences liées au conflit seraient à l’origine de nombreuses atteintes aux droits fondamentaux, notamment des actes de torture, des disparitions forcées, des violences sexuelles ainsi que l’exploitation d’enfants à des fins économiques et militaires. Le ministre a dressé un tableau particulièrement préoccupant de la situation dans l’Est de la RDC. Les violences massives commises par le Rwanda et ses supplétifs du M23-AFC sont la principale cause de ces violations.
Le cas de Minova, dans le Sud-Kivu, a été évoqué pour illustrer les propos du ministre des Droits humains. Au soir du 2 août, alors que des habitants réclamaient le départ des forces rwandaises des zones occupées, 37 personnes auraient été arrêtées, parmi lesquelles 17 jeunes filles, avant d’être victimes de violences sexuelles publiques. Ces accusations s’inscrivent dans un contexte plus large de préoccupations internationales concernant les violences contre les civils dans l’Est de la RDC.
Des experts des procédures spéciales de l’ONU avaient notamment fait état d’allégations de torture, d’exécutions extrajudiciaires et de violences sexuelles dans les zones affectées par le conflit au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Ces informations ont été publiées en juillet 2026. La situation dans l'Est de la RDC continue de susciter des inquiétudes au niveau international.
La délégation congolaise a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des victimes et de lutte contre l’impunité. Cette question figure depuis plusieurs sessions parmi les préoccupations du Conseil des droits de l’homme concernant la situation dans l’Est de la RDC. La RDC avait notamment soutenu la mise en place de mécanismes permettant d’établir les faits, de conserver les preuves et d’identifier les responsables présumés des violations des droits humains et du droit international humanitaire.
Le ministère des Droits humains a également indiqué avoir plaidé à Genève pour le renforcement de la prévention des violences sexuelles liées aux conflits, la lutte contre l’impunité et la protection concrète des victimes. La présence de Samuel Mbemba à cette session vise ainsi à maintenir la situation de l’Est de la RDC au centre des échanges internationaux sur les droits humains.
Les autorités congolaises continuent de demander une implication accrue de la communauté internationale pour régler la situation dans l'Est de la RDC. Le gouvernement congolais espère que la communauté internationale prendra des mesures concrètes pour aider à résoudre la crise sécuritaire et humanitaire dans l'Est du pays.
Key points
- Les violations des droits humains dans l'Est de la RDC sont attribuées au Rwanda et aux rebelles de l'AFC-M23.
- La situation dans l'Est de la RDC est marquée par des violences massives, des actes de torture et des violences sexuelles.
- La RDC demande une implication accrue de la communauté internationale pour régler la situation dans l'Est du pays.