La République démocratique du Congo et la Colombie se distinguent à l'échelle mondiale par la présence de femmes parmi les signataires d'accords de paix conclus en 2025. Selon le rapport Gender Snapshot 2026, publié conjointement par ONU Femmes et le Département des affaires économiques et sociales des Nations unies, ces deux pays sont les seuls à avoir enregistré cette participation féminine au cours de cette année.
Le rapport révèle que les femmes restent largement sous-représentées dans les mécanismes formels de règlement des conflits. Leur présence parmi les signataires d'accords de paix demeure exceptionnelle, avec seulement deux pays concernés en 2025. Le document des Nations unies ne fournit cependant pas davantage de précisions sur le cas congolais, notamment sur l'accord concerné, le nombre exact de femmes ayant apposé leur signature, ni leur identité.
Cette faible représentation contraste avec l'implication des femmes dans plusieurs initiatives locales de prévention et de résolution des conflits. Les Nations unies mettent en avant différentes expériences menées notamment en Colombie, en Éthiopie, au Liban, au Yémen, au Soudan, au Kenya et au Liberia, illustrant leur contribution aux efforts de paix en dehors des cadres officiels de négociation.
Les femmes et les filles figurent parmi les populations directement exposées aux conséquences des conflits armés. Les données compilées par les Nations unies montrent l'ampleur de cette exposition. En 2025, environ 756,1 millions de femmes et de filles, soit 18,8 % de la population féminine mondiale, vivaient à moins de 50 kilomètres d'au moins un événement associé à un conflit armé.
Dans les États fragiles, la proportion de femmes et de filles exposées aux conflits s'élevait à 50,5 %. La violence liée aux conflits a également connu une progression préoccupante. Les Nations unies indiquent avoir vérifié près de 9.800 cas de violences sexuelles liées aux conflits en 2025, contre environ 4.600 cas recensés en 2024, soit plus du double en l'espace d'une année.
Le Gender Snapshot 2026 met en évidence un double constat : les femmes demeurent fortement exposées aux effets des conflits, mais leur présence dans les processus formels destinés à construire la paix reste limitée. La RDC et la Colombie constituent ainsi une exception en 2025, sans pour autant remettre en cause le déficit plus général de représentation féminine dans les négociations de paix.
Les Nations unies insistent sur l'écart persistant entre la participation des femmes sur le terrain et leur accès aux espaces où sont prises les décisions concernant la paix et la sécurité. Les organisations internationales encouragent ainsi une meilleure implication des femmes dans les processus de paix et de sécurité, afin de répondre aux besoins spécifiques des populations affectées par les conflits.
Key points
- Les femmes restent sous-représentées dans les négociations de paix.
- La RDC et la Colombie sont les seuls pays où des femmes ont signé des accords de paix en 2025.
- Les femmes sont fortement exposées aux effets des conflits armés.