Une affaire récente au Bénin a relancé le débat sur les châtiments corporels à l'école. Un directeur d'école a été accusé d'avoir violemment corrigé un écolier, qui a été blessé et hospitalisé. Le responsable a disparu et les circonstances de l'affaire sont encore inconnues. Cet incident rappelle que la question des violences en milieu scolaire reste d'actualité au Bénin. La rentrée scolaire venait juste de commencer. L'affaire s'est produite à Hèkanmè, dans la commune de Zè.

La protection de l'enfant impose désormais un cadre clair pour l'exercice de l'autorité à l'école. Le Code de l'enfant interdit les châtiments corporels à l'école, dans les centres d'apprentissage professionnel et dans les structures d'accueil. Le règlement des écoles maternelles et primaires publiques et privées rappelle également cette interdiction. L'objectif est de protéger l'enfant contre les violences physiques et les traitements dégradants.

La fin de la conception de l'autorité basée sur la sanction physique est une étape importante. Pendant longtemps, les coups étaient considérés comme un instrument pour corriger l'enfant et lui apprendre le respect. Cette conception a progressivement reculé. Désormais, la question est de savoir comment maintenir l'autorité et la discipline à l'école sans recourir à la violence.

La disparition de la chicotte pose la question de la construction d'une autorité qui ne repose pas sur la peur de recevoir des coups. Les enseignants ne doivent pas être désarmés face à cette nouvelle donne. Un élève doit pouvoir être sanctionné lorsqu'il refuse les règles, perturbe les cours, manque de respect à un enseignant ou commet une faute. La sanction doit désormais être encadrée et dépourvue de violence physique.

Certains acteurs de l'école ont exprimé leur crainte que l'interdiction des coups fragilise l'autorité des enseignants. Des témoignages font état de situations d'insolence, de défiance ou de manque de respect envers certains enseignants et responsables scolaires. Cependant, ces témoignages ne permettent pas d'établir que l'interdiction des coups est la cause de ces comportements.

L'enjeu est de parvenir à une autorité éducative capable d'être ferme sans être violente et bienveillante sans devenir permissive. Un enfant peut avoir des droits tout en étant soumis à des règles. Il peut être protégé contre la violence tout en devant répondre de ses actes. Cette distinction doit être expliquée aux élèves, aux parents et aux enseignants.

L'école doit répondre à la question essentielle de savoir quelle autorité elle veut construire à la place de celle qui reposait sur les coups. L'après-chicotte reste à construire. Les enseignants ont besoin de nouveaux instruments pour exercer leur autorité de manière éducative. L'objectif est de protéger l'enfant tout en maintenant la discipline et le respect à l'école.

Key points

  • L'interdiction des châtiments corporels à l'école béninoise impose de réinventer l'autorité éducative.
  • La protection de l'enfant est désormais une priorité à l'école.
  • Les enseignants doivent trouver de nouveaux moyens pour maintenir la discipline sans violence.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.