Plus de deux ans après le verdict du 31 juillet 2024, les victimes du massacre du 28 septembre 2009 continuent de chercher justice devant la Cour d’appel de Conakry. Le capitaine Moussa Dadis Camara, condamné pour crimes contre l’humanité, réside actuellement au Maroc après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle le 28 mars 2025 pour motifs de santé. Les batailles judiciaires sont toujours pendantes, notamment dans l’appel partiel contre le jugement de Dadis Camara et de ses coaccusés.

Selon Me Bernard Sâa Dissi Millimouno, avocat de la partie civile, trois procédures judiciaires sont toujours pendantes devant la justice guinéenne. L’une des procédures concerne le capitaine Moussa Dadis Camara, le colonel Moussa Tiegboro Camara, Marcel Guilavogui et leurs coaccusés. Des appels ont été interjetés par la défense, le parquet et les parties civiles. Ces appels visent à réexaminer certains points de la décision, notamment l’acquittement de certains accusés et des omissions de parties civiles.

L’appel du ministère public est crucial pour la suite des débats devant la Cour d’appel. L'avocat souligne que cet appel ouvre la possibilité d’une aggravation du sort des accusés. Il est possible que les accusés ayant bénéficié d’un acquittement soient condamnés devant la Cour d’appel, selon les motifs qui seront développés devant cette juridiction. Les parties civiles et le parquet ont tous deux fait appel, ce qui pourrait avoir un impact significatif sur les suites judiciaires.

Parallèlement au dossier principal, deux autres volets sont pendants devant la juridiction d’appel. Le dossier du Général Bienvenu Lamah est l’un d’eux. Après une décision d’acquittement rendue le 27 juillet 2026, la partie civile et le parquet ont interjeté appel. Une jonction avec le procès de Dadis Camara est envisageable en raison de leur lien de connexité, puisqu’il s’agit des mêmes faits.

Le dossier Georges Olémou, Jean-Louis Gogomu et autres est un autre volet pendu devant la Cour d’appel. Suite à l’annulation de l’ordonnance de renvoi le 23 février 2026, la procédure se trouve encore au stade de la forme. Les débats porteront d’abord sur la question de la validité de l’ordonnance de renvoi. Si la Cour d’appel rétablit l’ordonnance de renvoi, l’affaire sera renvoyée devant le Tribunal de première instance de Dixinn pour un premier jugement au fond.

Les procédures judiciaires pour les événements du 28 septembre 2009 sont complexes et multiples. Les avocats des parties civiles et du parquet travaillent pour faire valoir leurs droits et obtenir justice pour les victimes. Les suites judiciaires sont incertaines, mais il est clair que les débats se poursuivent pour déterminer la responsabilité des accusés et les conséquences de leurs actes.

Les familles des victimes attendent avec impatience les résultats des procédures judiciaires. L'obtention de justice pour les victimes du massacre du 28 septembre 2009 est un enjeu crucial pour la Guinée. Les autorités judiciaires doivent traiter ces affaires avec diligence et impartialité pour garantir que justice soit rendue.

Key points

  • Les procédures d'appel pour Moussa Dadis Camara et ses coaccusés se poursuivent en Guinée.
  • Trois procédures judiciaires sont toujours pendantes devant la justice guinéenne.
  • L'appel du ministère public ouvre la possibilité d’une aggravation du sort des accusés.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.