Le procès des huissiers de justice Sory Daouda Camara et Mandjou Sangaré a repris le 7 octobre 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Les deux auxiliaires de justice sont accusés d'escroquerie au jugement, de faux et usage de faux en écritures publiques et authentiques, d'usurpation de titre et de fonction, ainsi que de complicité. Ces infractions auraient été commises au préjudice d'Ecobank Guinée.
Me Sory Daouda Camara, président honoraire de la Chambre nationale des huissiers de justice de Guinée (CNHJG), a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés. Placé en détention depuis le 29 septembre 2026, il a rejeté les accusations portées contre lui. Selon lui, il n'a commis aucune infraction dans cette procédure. L'affaire concerne une procédure de vérification des soldes de la société Afrique Construction et Financement (AFRICOF) auprès d'Ecobank.
Me Sory Daouda Camara a déclaré qu'il ne se reproche rien et que les accusations d'escroquerie au jugement, de faux et usage de faux, ainsi que de complicité ne sont pas fondées. Il a expliqué avoir posé deux actes et avoir attesté que c'est sous ses instructions que Me Mandjou Sangaré, alors clerc dans son cabinet, a agi pour signifier l'acte à Ecobank. La banque aurait refusé l'acte au motif que l'acte avait été signifié par un clerc non assermenté.
Interrogé à son tour, Me Mandjou Sangaré a soutenu qu'il avait qualité pour signifier l'acte. Me Antoine Pépé Lama, conseil de la partie civile, a précisé qu'à l'époque des faits, Me Mandjou Sangaré n'était pas assermenté et qu'il avait accompli un acte qui ne relevait pas de ses attributions de l'époque. Selon Me Antoine Pépé Lama, le prévenu a posé un acte d'exécution en tant que clerc non assermenté.
Me Mory Doumbouya, l'un des avocats de la défense, a sollicité la mise en liberté des deux prévenus. Le parquet spécial a jugé cette demande prématurée à ce stade de la procédure. La partie civile, par la voix de Me Antoine Pépé Lama, a déclaré ne pas s'opposer à la remise en liberté des prévenus, considérant que Me Sory Daouda Camara, en tant qu'ancien président de la Chambre nationale des huissiers de justice de Guinée, ne peut pas se soustraire à la justice.
L'audience a été suspendue pour une trentaine de minutes pour permettre à la Cour de se prononcer sur la demande de mise en liberté présentée par la défense. La décision de la Cour n'a pas été rendue publique au moment de la publication de cet article. Le procès est suivi par des observateurs qui s'intéressent à l'évolution de la justice guinéenne.
Le procès des huissiers de justice Sory Daouda Camara et Mandjou Sangaré devant la CRIEF est une affaire qui retient l'attention du public guinéen. Les accusations portées contre les deux prévenus sont graves et la défense réaffirme son innocence. L'affaire est maintenant entre les mains de la Cour, qui devra trancher sur la culpabilité ou l'innocence des accusés.
Key points
- Les deux huissiers de justice sont accusés d'escroquerie au jugement, de faux et usage de faux en écritures publiques et authentiques.
- Me Sory Daouda Camara a plaidé non coupable des faits qui lui sont reprochés.
- La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) doit se prononcer sur la demande de mise en liberté des prévenus.