Le président russe Vladimir Poutine a promis à son homologue ghanéen, John Dramani Mahama, de mettre fin au recrutement de combattants ghanéens pour la guerre en Ukraine. Cette promesse a été faite lors d'une rencontre organisée le 30 octobre à Moscou, en marge du troisième sommet Russie-Afrique. Le président ghanéen avait fait part de ses inquiétudes concernant la présence de ses compatriotes dans les rangs impliqués dans la guerre.
Selon un communiqué des autorités ghanéennes, l'engagement de Poutine concerne aussi bien les recrutements irréguliers que les engagements volontaires. Le chef de l'État ghanéen avait alerté sur les pratiques de recrutement visant ses ressortissants. Des candidats à l'émigration seraient attirés en Russie par de fausses promesses d'emplois bien rémunérés, de postes dans la sécurité ou de possibilités d'études, avant de se retrouver engagés dans des opérations militaires en Ukraine.
La question du recrutement de combattants africains pour la guerre en Ukraine s'est invitée au cœur des discussions entre Vladimir Poutine et John Dramani Mahama. Les deux dirigeants ont évoqué le renforcement de leurs relations économiques et diplomatiques. Le Ghana et la Russie envisagent notamment une coopération pour la construction d'une centrale nucléaire d'une capacité de 2.000 mégawatts.
Les discussions ont également porté sur la défense, l'agriculture et l'enseignement supérieur. Vladimir Poutine a rappelé que les relations diplomatiques entre les deux pays remontaient à 1958. Il a précisé que 649 étudiants ghanéens étaient actuellement inscrits dans des établissements russes. Les échanges commerciaux entre Moscou et Accra ont par ailleurs progressé de 6 % entre janvier et août 2026.
Plusieurs gouvernements, notamment au Kenya, en Afrique du Sud, au Nigeria et en Gambie, ont alerté sur des pratiques de recrutement visant leurs ressortissants. Des réseaux d'intermédiaires exploitent les difficultés économiques de jeunes Africains en quête d'opportunités à l'étranger, en leur proposant des contrats présentés comme civils, mais susceptibles de les conduire sur le front ukrainien.
Selon certaines estimations, environ 1.500 combattants africains, originaires notamment du Kenya, de l'Afrique du Sud, du Nigeria, du Ghana et de la Tanzanie, auraient rejoint les rangs impliqués dans le conflit. Le président ghanéen a réaffirmé l'engagement de son pays à renforcer les liens avec la Russie, notamment dans les secteurs de l'agriculture, de l'agro-processing et de l'énergie.
Le Ghana et la Russie souhaitent également renforcer leur coopération dans le domaine de la défense. Les deux pays ont des relations diplomatiques solides depuis 1958. Le président Poutine a assuré que son pays œuvrera pour mettre fin aux recrutements de combattants ghanéens pour la guerre en Ukraine.
Key points
- Poutine promet de mettre fin au recrutement de combattants ghanéens pour la guerre en Ukraine.
- Le Ghana et la Russie envisagent une coopération pour la construction d'une centrale nucléaire.
- Plusieurs pays africains dénoncent des recrutements trompeurs de leurs citoyens par des réseaux opérant en Russie.