Depuis le lancement de l’opération « Bouclier Tête Dure », près de 3 000 usagers de deux et trois-roues ont été interpellés dans la région du Kadiogo pour non-port du casque. Cette opération fait suite à la phase de sensibilisation « Bouclier Tête », désormais relayée par une phase répressive depuis le 1er octobre 2026. Le Contrôleur général de police Abdoulaziz Yonli, directeur régional de la Police nationale du Kadiogo, a indiqué que les agents chargés de faire respecter cette mesure ont contrôlé et interpellé près de 3 000 personnes dans le Kadiogo au cours des trois premiers jours de l’opération.
Environ 1 600 des personnes interpellées ont été verbalisées et ont pu récupérer leur engin après avoir présenté un casque. Le responsable de la Police nationale du Kadiogo note également une baisse progressive du nombre de contrevenants. Près de 2 000 cas ont été enregistrés le premier jour, contre environ 600 le deuxième jour et 500 le troisième. Cette baisse témoigne d’une prise de conscience des usagers de l’importance du port du casque.
Une sortie de terrain menée avec la Police nationale a permis de constater une progression du port du casque sur plusieurs axes de la capitale. Au carrefour du terrain de sport du palais du Mogho Naaba, le Sergent-chef de police Traoré Drissa a estimé à plus de 95 % la proportion des usagers portant un casque. Les journalistes ont également constaté cette évolution à plusieurs points de contrôle.
Cependant, certains usagers continuent de manifester des réticences. Au rond-point de la Bataille du Rail, l’Adjudant de police Zango Abdoul Aziz a relevé des cas de non-port du casque. Une quarantaine de motos avaient été immobilisées au moment de la sortie pour non-port du casque. Les agents ont rappelé que les personnes transportées à moto doivent également être protégées.
Les policiers ont constaté plusieurs cas de mauvais port du casque. Certains usagers le posent simplement sur la tête sans l’attacher correctement. D’autres l’accrochent à leur moto au lieu de le porter. La sortie a permis de recueillir le témoignage de plusieurs contrevenants, dont Noël Malgoubri, conducteur de tricycle, qui a expliqué ne pas disposer des moyens financiers nécessaires pour acquérir un casque adapté.
Le Contrôleur général de police Abdoulaziz Yonli a annoncé que la répression doit se poursuivre, notamment pour les passagers. Il estime qu’environ 95 % des usagers circulant à deux ou trois roues portent désormais un casque dans le Kadiogo. Les amendes forfaitaires issues des verbalisations ont déjà permis de recouvrer près de 3 561 000 FCFA au profit de l’État.
La Police nationale entend maintenir les contrôles jusqu’à une généralisation du port effectif du casque, avec pour objectif affiché de réduire les conséquences des accidents impliquant les engins à deux et trois roues. Le port du casque constitue avant tout une mesure de protection, a insisté Abdoulaziz Yonli, rappelant que « Porter le casque de sécurité, c’est se protéger soi-même d’abord et protéger sa famille ».
Key points
- près de 3 000 usagers de deux et trois-roues ont été interpellés dans la région du Kadiogo pour non-port du casque
- environ 1 600 ont été verbalisés et ont pu récupérer leur engin après avoir présenté un casque
- la Police nationale entend maintenir les contrôles jusqu’à une généralisation du port effectif du casque