La course à la succession d'António Guterres a pris un nouveau tournant avec l'annonce du retrait de Michelle Bachelet de la compétition pour le poste de secrétaire général des Nations unies. Cette décision réduit le nombre de prétendants et offre une nouvelle configuration dans laquelle Macky Sall entend poursuivre sa bataille. Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili, a déclaré qu'elle ne poursuivait pas sa candidature, tout en affirmant ne pas regretter d'avoir porté une candidature destinée à remettre en lumière la question de la représentation latino-américaine et féminine à la tête de l'organisation.

Le retrait de Michelle Bachelet intervient après le troisième cycle de consultations informelles du Conseil de sécurité, organisé le 18 septembre. À ce stade, Rebeca Grynspan et Carolyn Rodrigues-Birkett apparaissent parmi les candidates disposant du plus grand nombre de soutiens dans ce processus indicatif. Les précédents tours de scrutin avaient déjà donné une indication des soutiens recueillis par les différents candidats, mais le retrait de Michelle Bachelet change la donne.

Pour Macky Sall, le retrait de Bachelet constitue surtout un élément nouveau dans une compétition déjà très disputée. L'ancien président sénégalais avait obtenu six voix "encourage" lors des précédentes consultations. Au troisième tour, son score est descendu à cinq, tandis que neuf membres se sont prononcés "décourage" et un s'est déclaré "sans opinion". Le retrait de la candidate chilienne ne modifie donc pas directement le score de Macky Sall.

Cependant, le retrait de Michelle Bachelet fait disparaître un concurrent et pourrait entraîner une redistribution des soutiens. Les deux voix "encourage" obtenues précédemment par Bachelet ne constituent pas, à ce stade, un réservoir acquis au candidat sénégalais. Leur éventuel report dépendra des choix opérés dans les prochaines étapes du processus. C'est précisément sur cette recomposition que la candidature de Macky Sall peut désormais tenter de s'appuyer.

Pour l'ancien chef de l'État sénégalais, la priorité reste de consolider ses soutiens et de convaincre de nouveaux membres du Conseil de sécurité, alors que la compétition entre les différents prétendants demeure ouverte. Le contexte régional donne également une dimension particulière à cette bataille, notamment en raison du manque de représentation latino-américaine et féminine à la tête de l'ONU.

L'Amérique latine n'a vu qu'un seul de ses ressortissants accéder au secrétariat général de l'ONU depuis la création de l'organisation : le Péruvien Javier Pérez de Cuéllar, en fonction de 1982 à 1991. De son côté, aucune femme n'a encore occupé ce poste. Avec le retrait de Michelle Bachelet, une candidature disparaît donc de l'équation.

La suite se jouera au sein du Conseil de sécurité, avant une éventuelle recommandation à l'Assemblée générale des Nations unies. Le futur secrétaire général devra succéder à António Guterres à la fin de son mandat, le 31 décembre 2026. Macky Sall et les autres candidats devront continuer à convaincre les membres du Conseil de sécurité pour obtenir le poste.

Key points

  • Le retrait de Michelle Bachelet de la compétition pour le poste de secrétaire général de l'ONU.
  • Macky Sall peut désormais tenter de s'appuyer sur la recomposition des soutiens.
  • La compétition pour le poste de secrétaire général de l'ONU demeure ouverte.

Share this story

Written by

SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.