Le président américain, Donald Trump, a défendu devant l’Assemblée générale de l’ONU, mardi 22 septembre 2026, la guerre engagée contre l’Iran et placé Téhéran face à une alternative. Celle de négocier un accord ou risquer l’anéantissement. L’information est rapportée par les Nations Unies. Sept mois après le début des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, le dirigeant américain a ainsi consacré une large partie de son discours à justifier son choix devant les dirigeants réunis à New York.
Donald Trump a affirmé qu’un accord permettrait à l’Iran de se reconstruire et de devenir un pays bien plus grand qu’il ne l’a jamais été. Il a cependant, menacé d’anéantir la République islamique en l’absence d’un règlement. Le président américain a présenté la campagne militaire comme un succès, affirmant que les capacités militaires et stratégiques iraniennes avaient été lourdement frappées.
Il a notamment déclaré que le programme nucléaire avait été anéanti et que la marine, l’aviation, les défenses antiaériennes, ainsi que les capacités de production de missiles et de drones avaient subi d’importantes destructions. Donald Trump a néanmoins reconnu implicitement la persistance d’une difficulté majeure avec la situation dans le détroit d’Ormuz.
Le trafic maritime y reste fortement perturbé, alors que cette voie constitue un passage essentiel pour les exportations mondiales d’hydrocarbures. Le trafic serait tombé à seulement deux navires de marchandises lundi dernier, contre environ 125 grands navires commerciaux par jour avant la guerre, selon des données maritimes rapportées par la presse.
L’émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, a indiqué que Téhéran pourrait rouvrir le détroit d’Ormuz dans un délai de sept jours sous certaines conditions. L’Iran réclamerait notamment une réduction de la pression militaire américaine et la levée du blocus de ses ports.
La délégation iranienne présente à New York, disposerait selon lui, d’un mandat pour négocier. Cette ouverture intervient alors que Donald Trump a lui-même laissé la porte ouverte à un accord. Et ce, malgré sa menace d’anéantissement. Le président américain a par ailleurs appelé les autres pays à imposer un isolement économique complet à l’Iran.
Le Qatar plaide pour une issue diplomatique Face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient, l’émir du Qatar, cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, a appelé à une sortie diplomatique de la crise lors de son intervention à l’ONU. Il a plaidé pour la réouverture du détroit d’Ormuz et la reprise des négociations avec Téhéran.
Key points
- Donald Trump a menacé d’anéantir la République islamique en l’absence d’un règlement.
- Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz reste fortement perturbé.
- L’émir du Qatar a indiqué que Téhéran pourrait rouvrir le détroit d’Ormuz dans un délai de sept jours sous certaines conditions.