L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté en 2013 une résolution proclamant le 2 novembre comme la Journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre des journalistes. Cette résolution condamne toutes les attaques et violences contre les journalistes et exhorte les États Membres à prévenir ces violences et à traduire les auteurs en justice. La date du 2 novembre a été choisie en mémoire de deux journalistes français, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés au Mali en 2013.
Selon l'ONU, plus de 1 200 journalistes ont été tués entre 2006 et 2019 pour avoir couvert des événements et informé le public. Dans neuf cas sur dix, les meurtriers restent impunis. L'impunité mène à un plus grand nombre d'assassinats et représente souvent un symptôme d'aggravation des conflits et d'effondrement des systèmes de droit et de justice. Les femmes journalistes sont également exposées à des risques spécifiques, notamment les agressions sexuelles.
L'impunité des crimes commis contre les journalistes a des conséquences négatives sur la société entière. Elle enhardit les criminels, décourage les journalistes et alimente un cercle vicieux. Lorsqu'elles restent impunies, les agressions de journalistes envoient un message négatif aux gens ordinaires, leur faisant craindre des problèmes s'ils diffusent une "vérité embarrassante" ou des "opinions indésirables".
L'accès à une information fiable et de qualité est essentiel pour prendre des décisions optimales. L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) s'inquiète de la situation, car l'impunité cause des dommages aux sociétés entières en dissimulant de graves violations des droits de l'homme, de la corruption et de la criminalité.
La Conférence mondiale sur la liberté de la presse organisée par l'UNESCO et les Pays-Bas s'est tenue virtuellement en 2020 en raison de la crise du COVID-19. Une session en ligne a été organisée sur la question du renforcement du rôle des acteurs du judiciaire pour enquêter sur et poursuivre les crimes commis contre les journalistes.
Le 2 novembre est une journée importante pour rappeler l'importance de la protection des journalistes et de la lutte contre l'impunité. Les États Membres doivent prendre des mesures pour prévenir les violences contre les journalistes et traduire les auteurs en justice. L'ONU et l'UNESCO continuent de travailler pour promouvoir un environnement sûr et propice pour les journalistes.
Key points
- L'impunité des crimes commis contre les journalistes est un problème majeur qui doit être abordé pour protéger les journalistes et promouvoir la liberté de la presse.