Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a prononcé son dernier discours d'ouverture du débat général de l'Assemblée générale le 21 septembre 2026 à New York. À une centaine de jours de la fin de son mandat, il a lancé un avertissement sur l'évolution des rapports de puissance dans le monde. António Guterres a notamment souligné l'importance de l'intelligence artificielle, des guerres, des inégalités et du changement climatique.

António Guterres a estimé que l'intelligence artificielle concentre désormais une puissance qui progresse plus rapidement que la capacité des États à en mesurer et à en encadrer les conséquences. Il a déclaré que "le danger n'est pas la technologie, le danger, c'est la technologie sans responsabilité". Le secrétaire général a également alerté sur la concentration du pouvoir entre les mains d'un nombre limité d'entreprises et d'individus.

Le secrétaire général a notamment évoqué l'émergence d'agents d'intelligence artificielle susceptibles d'échapper au contrôle humain et d'armes autonomes déjà utilisées dans le domaine militaire. Il a appelé les États à mettre en place des garde-fous communs et à partager davantage leurs informations sur les risques liés aux technologies émergentes. António Guterres a également dressé un constat sombre sur les conflits, évoquant la situation à Gaza, l'invasion russe de l'Ukraine et la guerre au Soudan.

António Guterres a également estimé que le franchissement du seuil de 1,5°C de réchauffement climatique fixé par l'Accord de Paris était désormais quasi certain. Il a critiqué vivement l'industrie pétrolière pour sa contribution au dérèglement climatique. Le président de l'Assemblée générale de l'ONU, Khalilur Rahman, a également appelé à accélérer l'action internationale sur l'intelligence artificielle.

Khalilur Rahman a notamment plaidé pour une implication immédiate des acteurs qui développent et utilisent cette technologie, estimant que la diplomatie accuse déjà un retard face à la rapidité de son développement. À travers ce dernier discours d'ouverture, António Guterres a mis en évidence un paradoxe majeur pour l'ONU, une organisation conçue pour encadrer la puissance des États doit désormais contribuer à réguler des formes de puissance qui se développent largement en dehors du contrôle étatique.

À l'approche de son départ, António Guterres a réaffirmé son attachement au multilatéralisme et à la primauté du droit sur les rapports de force. Il a souligné que l'ONU doit jouer un rôle clé dans la régulation de l'intelligence artificielle et des technologies émergentes. Le secrétaire général a également appelé les États à travailler ensemble pour relever les défis mondiaux.

Le discours d'António Guterres a été largement relayé par les médias internationaux. Il a souligné que l'ONU doit continuer à jouer un rôle majeur dans la promotion de la paix, de la sécurité et du développement durable. Le secrétaire général a également remercié les États membres pour leur soutien pendant son mandat.

Key points

  • António Guterres alerte sur les dangers de l'intelligence artificielle sans responsabilité.
  • Le secrétaire général de l'ONU appelle les États à mettre en place des garde-fous communs pour réguler l'intelligence artificielle.
  • António Guterres réaffirme son attachement au multilatéralisme et à la primauté du droit sur les rapports de force.

Share this story

Written by

SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.