La nouvelle édition de TED×ALCHE, placée sous le thème "What’s Next?", s'est tenue au Caudan Arts Centre le 5 octobre. L'événement, soutenu par l'African Leadership College of Higher Education (ALCHE), a réuni des intervenants issus de l'éducation, de la culture, de l'entrepreneuriat, du monde des affaires et de l'innovation. Les échanges ont porté sur certaines des grandes transformations qui redessinent déjà notre avenir.
Les organisateurs de TED×ALCHE ne veulent pas uniquement offrir une succession de conférences, mais un espace permettant de confronter les idées, de questionner les certitudes et d’imaginer de nouvelles perspectives. L’événement a donné la parole à des personnalités capables d’apporter des regards différents sur les défis et les opportunités qui se présentent aux nouvelles générations.
Sidee Dlamini, Chief Executive Officer (CEO) de l’African Leadership University (ALU), a partagé les enseignements tirés des dix premières années de l’institution et sa réflexion sur son avenir. Les consultations menées auprès de différentes parties prenantes ont notamment montré que la valeur d’ALU repose sur la combinaison de plusieurs éléments : ses pratiques pédagogiques, l’expérience des étudiants et la communauté qui les accompagne.
La culture et l’imaginaire ont également occupé une place importante dans cette réflexion. Gabrielle Emem Harry, étudiante à l’ALCHE, Cultural Strate gist et autrice primée de fiction spéculative, a rappelé que «les récits sur l’avenir nous touchent aujourd’hui». À travers ses travaux, elle utilise la fiction spéculative et l’innovation numérique pour rendre les savoirs africains et afrodiasporiques plus accessibles.
Une autre question centrale a émergé : quelle place pour l’humain dans un monde de plus en plus façonné par l’intelligence artificielle (IA) ? Nikhita Obeegadoo, professeure de littérature à l’université de Chicago, a abordé les transformations que l’IA impose au monde de l’éducation. Elle a notamment évoqué son expérience dans l’enseignement de la littérature postcoloniale à travers le roman La Vie de Joséphin le fou.
Pour Nikhita Obeegadoo, l’IA peut servir de point de départ, mais elle ne doit pas se substituer à l’engagement intellectuel. Dans un monde où les machines produisent de plus en plus d’informations, la capacité à leur donner du sens devient justement plus importante que jamais. La professeure a également plaidé pour la mise en place d’un cadre clair concernant l’utilisation de l’IA dans les prix littéraires.
Les réflexions sur l’avenir ont également été nourries par des regards sur le passé et le présent, notamment avec la participation de Stefan Gua, président du conseil d’administration de l’Intercontinental Slavery Museum, Jason Delorie, Managing Director et Partner à La Plage Factory, et Nassima Sadar-Gravier, fondatrice et CEO d’AfroClimate. Stefan Gua a illustré la capacité d’une culture à évoluer sans perdre son identité.
Key points
- L'événement a réuni des intervenants pour discuter de l'avenir de l'éducation, de la culture et de l'innovation.