Une affaire de transport de drogue impliquant une ressortissante française a pris une nouvelle tournure à Maurice. L.R., 27 ans, a été arrêtée le 25 mars à l'aéroport de Plaisance avec plus de 16 kilos de drogue présumée dans ses bagages. Selon les autorités, elle aurait transporté 10 kilos de cannabis et plus de 6 kilos de haschisch. L'enquête a révélé que la jeune femme aurait quitté l'aéroport avec une valise qui ne lui appartenait pas, laissant derrière elle celle contenant les substances suspectes.
L'arrestation de la ressortissante française a conduit à l'ouverture d'une enquête qui a déjà abouti à l'arrestation de deux policiers. Le premier policier, affecté à l'aéroport, aurait facilité les déplacements de la passagère à travers les contrôles. Un second policier a également été arrêté, élargissant l'enquête à d'autres membres des forces de l'ordre. Les enquêteurs de la Major Crime Investigation Team (MCIT) cherchent à déterminer si d'autres policiers étaient impliqués dans cette affaire.
Récemment, la détenue a affirmé avoir entretenu des relations sexuelles avec un policier affecté au poste de Sodnac alors qu'elle était détenue en juillet. Cet interrogatoire, mené le 10 septembre à l'ADSU de Rose-Belle, a conduit les enquêteurs à ouvrir un nouveau volet d'investigation. Ils cherchent à établir si ce policier agissait seul ou s'il entretenait des liens avec les autres membres des forces de l'ordre déjà arrêtés dans cette affaire.
Les enquêteurs se posent également des questions sur les circonstances entourant la détention de la ressortissante française. Alors que les autres protagonistes de cette affaire ont été transférés en prison après leur comparution devant la justice, la jeune femme est demeurée sous garde policière pendant plusieurs mois avant d'être finalement transférée à la prison de Beau-Bassin. Les procédures de contrôle ont-elles été respectées ? Qui assurait sa surveillance quotidienne ?
Les enquêteurs tentent de reconstituer avec précision les mouvements des différents membres du personnel affectés à la surveillance des cellules. Ils cherchent à savoir si certains policiers étaient au courant de cette situation présumée ou si des informations auraient été volontairement dissimulées à la hiérarchie. Les relevés téléphoniques, les affectations de service et les registres de présence font actuellement l'objet d'un examen minutieux.
L'enquête prend aujourd'hui une tournure beaucoup plus délicate pour les autorités. Les investigations ne portent plus uniquement sur les circonstances entourant l'arrivée de la ressortissante française à Maurice et les liens présumés avec certains policiers de l'aéroport. Elles s'intéressent désormais également aux événements qui se seraient déroulés durant sa détention.
De nouvelles auditions sont attendues dans les prochains jours, notamment celles de policiers ayant assuré la garde des cellules. Les révélations de la détenue ont ouvert un nouveau chapitre dans cette affaire déjà sensible. Reste à savoir si les investigations permettront d'établir l'existence de simples manquements disciplinaires, d'éventuelles complicités ou d'autres infractions qui pourraient être retenues au terme de l'enquête.
Key points
- La MCIT enquête sur les liens éventuels entre le policier cité par la Française et les autres policiers déjà arrêtés dans cette affaire.
- La détenue affirme avoir entretenu des relations sexuelles avec un policier affecté au poste de Sodnac alors qu'elle était détenue en juillet.
- L'enquête cherche à déterminer si des manquements disciplinaires, des complicités ou d'autres infractions ont eu lieu durant la détention de la ressortissante française.