Le président du parti Union des Démocrates pour le Développement et le Progrès (UDP), Max Kemkoye, a tenu une conférence de presse le 26 septembre 2026 au siège national de son parti. Cette rencontre était sa première prise de parole publique depuis sa sortie de prison. Max Kemkoye a abordé les conséquences judiciaires de sa condamnation, ses droits politiques et les conditions de détention à la Maison d'arrêt de Klessoum.
Max Kemkoye a contesté la qualification de "prisonniers de droit commun" qui lui a été attribuée, affirmant qu'il s'agit en réalité de prisonniers politiques. Il a souligné que sa condamnation en correctionnelle ne suffisait pas à entraîner une privation de ses droits civiques et politiques. Selon lui, seules certaines condamnations, notamment criminelles, peuvent entraîner une telle privation.
Le président national de l'UDP a également évoqué les conséquences politiques de sa condamnation. Il estime que celle-ci a eu pour effet de l'écarter des différents rendez-vous électoraux, qu'il s'agisse des élections présidentielles, législatives, municipales ou sénatoriales. Max Kemkoye a accusé le régime d'avoir réussi à l'éliminer de toutes les courses électorales.
Max Kemkoye a également livré un témoignage critique sur les conditions de détention à la Maison d'arrêt de Klessoum. Il a affirmé que des décès surviennent régulièrement dans l'établissement en raison du manque de personnel médical et de médicaments. Il a décrit les conditions de vie difficiles, notamment la nourriture insuffisante et de mauvaise qualité.
Le président national de l'UDP a interpellé directement le président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, pour lui demander de s'impliquer dans les situations d'injustice et de détention qu'il estime injustifiées. Il a demandé au président de faire cesser les injustices et l'utilisation de la justice pour les règlements de comptes et la corruption.
Max Kemkoye et huit autres responsables politiques, dont l'ancien Premier ministre Succès Masra, avaient été condamnés à 8 ans de prison pour association de malfaiteurs, détention illégale d'armes et rébellion. Ils ont bénéficié d'une grâce présidentielle accordée par le chef de l'État le 14 août 2026.
La conférence de presse de Max Kemkoye intervient dans un contexte politique tendu au Tchad. Les leaders de l'opposition continuent de dénoncer les injustices et les violations des droits de l'homme. Max Kemkoye a réaffirmé son engagement à poursuivre la lutte pour la démocratie et les droits de l'homme au Tchad.
Key points
- Max Kemkoye accuse le régime tchadien de l'avoir éliminé des courses électorales.
- Il conteste la qualification de "prisonniers de droit commun" et affirme que sa condamnation ne suffit pas à entraîner une privation de ses droits civiques et politiques.
- Max Kemkoye demande au président de la République de s'impliquer pour faire cesser les injustices et les violations des droits de l'homme.