La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), l'Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (AVIPA) et l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'homme et du citoyen (OGDH) ont organisé une conférence de presse à Conakry pour faire le point sur le suivi du procès du massacre du 28 septembre 2009. Asmaou Diallo, présidente de l'AVIPA, a souligné l'importance de préserver la mémoire des victimes.

Le massacre du 28 septembre 2009 a fait au moins 156 morts, des dizaines de disparus et plus d'une centaine de femmes victimes de viols et d'autres formes de violences sexuelles. Asmaou Diallo a rappelé que derrière ces chiffres, il y avait des vies de pères, de mères, de fils, de filles, d'époux et d'épouses. Elle a exprimé son inquiétude face au retard dans la procédure d'appel et au processus d'indemnisation des victimes.

Deux ans après le verdict rendu dans le procès du massacre du 28 septembre 2009, Asmaou Diallo a salué les avancées obtenues, notamment la reconnaissance de la responsabilité de plusieurs accusés et la requalification des faits en crimes contre l'humanité. Cependant, elle a dénoncé les retards dans l'indemnisation des victimes et a demandé davantage de transparence dans le processus.

Selon Asmaou Diallo, moins de 200 victimes auraient effectivement reçu une indemnisation en mai 2026, alors que les critères, les modalités et le calendrier restent insuffisamment lisibles pour de nombreuses familles. L'AVIPA demande qu'un état actualisé du processus soit rendu public et que les critères d'indemnisation soient clairement communiqués.

La Guinée et le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale ont signé un mémorandum en 2022 sur les événements du 28 septembre 2009. Ce mémorandum prévoit une collaboration entre les deux parties pour que les responsables présumés répondent de leurs actes. L'AVIPA souhaite que les engagements contenus dans ce mémorandum soient respectés.

Asmaou Diallo a appelé à rester vigilants sur la situation des droits humains en Guinée et à préserver la mémoire du 28 septembre 2009. Elle a notamment évoqué l'avenir du stade du 28 Septembre, dont la rénovation ne doit pas faire oublier l'histoire de ce lieu.

L'AVIPA se réjouit que la jeunesse guinéenne puisse retrouver le stade du 28 Septembre, mais elle souhaite que la rénovation des murs ne fasse pas effacer l'histoire qui s'est déroulée entre ces murs. Les leçons du 28 septembre doivent aider à empêcher que de nouvelles familles aient à demander vérité, justice et réparation.

Key points

  • L'AVIPA appelle à préserver la mémoire des victimes du massacre du 28 septembre 2009.
  • Le procès du massacre du 28 septembre 2009 a fait des avancées, mais des retards sont constatés dans la procédure d'appel et le processus d'indemnisation.
  • L'AVIPA demande davantage de transparence dans le processus d'indemnisation des victimes.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.