La marche organisée par l'UDPS à Mwene-Ditu, dans la province de Lomami, en République démocratique du Congo, a suscité des réactions sur ses conséquences sur les activités socio-économiques. Selon Me Humberto Bukasa, coordonnateur intérimaire de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), plusieurs activités ont été perturbées au cours de cette journée, notamment l'absence d'activités scolaires et la fermeture de certains marchés avant midi.
La participation de fonctionnaires et de certains services publics à la marche a également été constatée, selon Me Bukasa. Il estime que les conséquences économiques de l'interruption des activités doivent être prises en compte, notamment pour les commerçants qui ont perdu une partie de leur journée de travail. Les commerçants restent soumis à leurs obligations fiscales malgré cette perte de temps.
Me Bukasa précise que son intervention ne vise pas à prendre position sur le débat relatif à la révision ou au changement de la Constitution, mais plutôt à attirer l'attention sur les conséquences sociales et économiques de la mobilisation. Il cite notamment la situation des commerçants qui verront les agents percepteurs de différentes régies financières et services passer pour percevoir les taxes le soir même.
Le maire de Mwene-Ditu, Gérard Tshibanda Kabue, également cadre de l'UDPS, a présenté une lecture différente de la situation. Selon lui, aucune consigne n'a été donnée pour décréter une journée chômée. La fermeture de certaines activités serait plutôt liée à une décision volontaire de certains habitants désireux de participer à la mobilisation.
Le maire Gérard Tshibanda Kabue a déclaré que les gens ont fermé leurs activités "volontairement" et que "c'est tout simplement l'amour de leur patrie" qui les a motivés. Il nie ainsi toute implication de l'UDPS dans la perturbation des activités socio-économiques.
Les deux prises de position font ainsi apparaître des lectures différentes des effets de la marche à Mwene-Ditu. Me Humberto Bukasa met l'accent sur les conséquences sociales et économiques de l'interruption des activités, tandis que le maire présente la fermeture observée dans certains secteurs comme une participation volontaire de la population à la mobilisation.
La situation à Mwene-Ditu reflète les tensions politiques et sociales qui règnent actuellement en République démocratique du Congo. Les débats sur la révision ou le changement de la Constitution sont au cœur des préoccupations des acteurs politiques et sociaux.
Key points
- La marche de l'UDPS à Mwene-Ditu a perturbé les activités socio-économiques.
- La NSCC dénonce les conséquences économiques de l'interruption des activités.
- Le maire de Mwene-Ditu minimise les perturbations et évoque une participation volontaire de la population.