La question de la reconnaissance des diplômes médicaux obtenus à l'étranger est un sujet de préoccupation pour les médecins tunisiens installés en Allemagne. Selon la Dr Sondos Soua, présidente de l'Association des médecins tunisiens en Allemagne, cette question a été abordée lors d'une rencontre avec le ministre tunisien de la Santé, Mustapha Ferjani, à Berlin, en octobre 2026. Les procédures d'équivalence des diplômes pourraient compliquer le retour de ces médecins en Tunisie.
Environ 2 000 médecins tunisiens exercent en Allemagne, selon l'association. La Dr Soua affirme que certains médecins formés ou spécialisés à l'étranger doivent exercer pendant une à deux années dans des établissements hospitaliers tunisiens avant de passer un examen d'équivalence. Cependant, la réglementation tunisienne prévoit des possibilités de dispense, notamment pour les praticiens justifiant d'au moins cinq années d'exercice effectif dans leur spécialité.
La réglementation tunisienne, issue de l'arrêté du 10 octobre 2023, prévoit des critères d'équivalence pour les diplômes médicaux étrangers. Le ministère de l'Enseignement supérieur avait rappelé cette disposition en juillet 2026, mais l'association a contesté l'interprétation ministérielle, réclamant une reconnaissance plus directe des qualifications allemandes.
Le différend dépasse la seule reconnaissance administrative et concerne les conditions dans lesquelles les médecins tunisiens peuvent valoriser leur expérience acquise à l'étranger et envisager une activité professionnelle dans leur pays d'origine. La question est importante pour le système de santé tunisien, qui cherche à mobiliser davantage les compétences médicales établies à l'étranger.
Reste à déterminer combien de praticiens sont effectivement concernés par les procédures contestées et dans quelle mesure celles-ci influencent leurs décisions de retour. Sans données sur les dossiers d'équivalence et les parcours individuels, l'ampleur du frein demeure difficile à mesurer.
L'association a déjà contesté l'interprétation de ces dispositions par le ministère de l'Enseignement supérieur. La Dr Soua a évoqué des périodes d'exercice hospitalier et des examens d'équivalence pour certains praticiens, mais la réglementation prévoit néanmoins des dispenses sous conditions, notamment après cinq années d'exercice effectif.
L'effet réel des procédures sur les retours reste à documenter. La reconnaissance des spécialités médicales obtenues en Allemagne revient dans les discussions sur le retour des médecins tunisiens, et il faudra suivre l'évolution de cette question pour comprendre son impact sur le système de santé tunisien.
Key points
- Environ 2 000 médecins tunisiens exercent en Allemagne.
- Les procédures d'équivalence des diplômes pourraient compliquer le retour des médecins tunisiens en Tunisie.
- La réglementation tunisienne prévoit des possibilités de dispense pour les praticiens justifiant d'au moins cinq années d'exercice effectif dans leur spécialité.