Les représentants de plusieurs pays africains se sont succédé à la tribune de la 81ᵉ session de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies pour évoquer les priorités et les urgences de leurs pays respectifs et du continent en général. Les thématiques abordées ont notamment concerné les crises sécuritaires, l'économie, la justice historique, la gouvernance et le maintien de la paix.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop, a mené une offensive diplomatique axée sur les questions du développement, de la paix et de la sécurité. Le chef de la diplomatie du Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré, a appelé à réduire les inégalités et à réformer l'architecture financière internationale pour un modèle de développement endogène, souverain et durable.
Le Premier ministre nigérien, Ali Mahamane Lamine Zeine, a abordé plusieurs sujets, notamment l'effritement des relations internationales et la nécessité d'un siège pour l'Afrique au Conseil de sécurité de l'ONU. Il a qualifié la situation au Sahel de "guerre de libération" contre une recolonisation qui convoite les ressources naturelles du continent.
Le chef de l'État guinéen, Mamadi Doumbouya, a plaidé pour un modèle de gouvernance adapté aux réalités historiques, sociales et culturelles des pays africains. Il a rappelé que le modèle de gouvernance importé peinait à porter les fruits attendus par les populations africaines et a présenté les transformations envisagées en Guinée, notamment le mégaprojet Simandou 2040.
La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa, a défendu la présence de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo pour répondre aux réalités sécuritaires sur le terrain. Elle a souligné la nécessité de renforcer l'économie congolaise via la transformation locale des ressources minières.
Le Premier ministre de la Guinée-Bissau, Ilidio Vieira Te, a souligné que les institutions internationales devaient refléter les réalités géopolitiques du XXIᵉ siècle et donner à l'Afrique une représentation au Conseil de sécurité de l'ONU plus adéquate et plus efficace. Il a réaffirmé la candidature de son pays au siège de membre non permanent au Conseil de sécurité de l'ONU pour la période 2028-2029.
Les représentants africains à l'ONU ont exprimé leur volonté de renforcer la coopération internationale pour répondre aux défis de la paix, de la sécurité et du développement. Ils ont appelé à une réforme urgente de l'architecture de gouvernance mondiale pour prendre en compte les intérêts et les besoins des pays africains.
Key points
- Les représentants africains réclament une gouvernance mondiale plus équitable.
- Les pays africains souhaitent une représentation plus juste et permanente au Conseil de sécurité de l'ONU.
- Les dirigeants africains plaident pour une transformation locale des ressources minières pour renforcer leurs économies.