Les cours du pétrole et du gaz ont augmenté vendredi en raison des attaques répétées des Houthis du Yémen en Arabie saoudite et de la crainte d'une nouvelle escalade entre les États-Unis et l'Iran. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a pris 1,03 % à 114,34 dollars, tandis que le baril de West Texas Intermediate pour livraison le même mois a gagné 1,67 % à 101,13 dollars.
Les analystes d'ING ont souligné que les informations selon lesquelles le président Trump envisage de nouvelles frappes contre l'Iran et le déploiement d'un second porte-avions américain dans la région remettent en cause la possibilité d'une désescalade et d'une normalisation des flux et des prix du pétrole après les élections législatives de mi-mandat aux États-Unis le 3 novembre.
Le président américain a affirmé jeudi que l'Iran faisait tout son possible pour faire grimper le prix du pétrole avant les élections de mi-mandat aux États-Unis. Cette question est cruciale pour le camp républicain, alors que Donald Trump avait promis de faire baisser les prix de l'énergie. Les attaques des Houthis contre des infrastructures civiles saoudiennes, notamment des sites pétroliers et des aéroports, ont atteint une ampleur inédite depuis le début du conflit au Yémen en 2014.
La capacité de l'Arabie saoudite à exporter du brut par la mer Rouge est devenue essentielle sur le marché du pétrole en raison des tensions dans le détroit d'Ormuz. Cependant, une grande incertitude règne concernant le volume de pétrole physique actuellement disponible sur le marché, selon Barbara Lambrecht, analyste chez Commerzbank.
Les volumes de barils exportés par les pays du Golfe sont revenus au-delà de leurs niveaux d'avant-guerre lors de la semaine achevée le 18 octobre, selon la plateforme Kpler. Cependant, la hausse des coûts du fret maritime liés aux risques et la production restreinte des raffineries dans le monde continue de faire pression sur les prix, notamment ceux des carburants.
La référence du gaz européen, le contrat à terme du TTF néerlandais, s'affiche à ses plus hauts niveaux depuis 2022 et montait de 3,95 % à 92,53 euros le mégawattheure. Les faibles niveaux de stockage de gaz en Europe et les faibles livraisons de gaz naturel liquéfié en provenance du Golfe accentuent la pression à la hausse sur les prix.
Les tensions au Moyen-Orient continuent de peser sur les marchés des hydrocarbures, avec des prix du pétrole et du gaz qui restent élevés. Les investisseurs suivent de près l'évolution de la situation géopolitique dans la région pour anticiper les futurs mouvements des prix.
Key points
- Les tensions au Moyen-Orient font grimper les prix du pétrole et du gaz
- Les attaques des Houthis contre des infrastructures civiles saoudiennes ont atteint une ampleur inédite
- Les investisseurs suivent de près l'évolution de la situation géopolitique dans la région