Les personnes handicapées à Madagascar sont confrontées à de nombreux problèmes, notamment le manque d'accès aux soins, à l'éducation et aux infrastructures adaptées à leur handicap. Selon Razaka Ralphine, présidente du Réseau national des femmes handicapées de Madagascar, ces difficultés sont persistantes et affectent considérablement la qualité de vie des personnes handicapées.

Il n'existe pas de chiffres exacts sur le nombre de personnes handicapées à Madagascar, car ce sujet n'est pas considéré comme prioritaire. Cependant, on sait qu'il existe quatre grands types de handicap : physique, visuel, auditif et mental. Il est important de noter que les handicaps qu'on ne prend pas en compte, comme l'autisme, sont également présents dans la société malgache.

La définition du handicap est une indisposition d'un ou plusieurs organes chez un individu, qui bloque sa capacité à effectuer les gestes du quotidien. Le handicap est incurable, mais le terme « personne en situation de handicap » implique que c'est passager. Les personnes handicapées à Madagascar sont souvent victimes de dédain et de manque de considération de la part de l'État et de la société.

La Loi n° 97-044 du 2 février 1998 sur le droit des personnes handicapées à Madagascar existe, mais elle est insuffisante et peu connue. Les personnes handicapées et même les responsables politiques ne connaissent pas son contenu. De plus, les pays sous-développés, comme Madagascar, n'ont pas de représentants dans les différentes réunions mondiales, continentales ou régionales contre le handicap.

Razaka Ralphine a été choisie pour représenter les personnes handicapées à Madagascar à New York, où elle a pu discuter de la Convention sur les droits des personnes handicapées adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 2006. Après son retour, elle a plaidé pour la ratification de cette convention, qui a finalement eu lieu en 2015.

Malgré les efforts de Razaka Ralphine, la Convention sur les droits des personnes handicapées n'est pas encore appliquée à Madagascar. Les personnes handicapées continuent de faire face à de nombreux défis, notamment le manque de soins, de nourriture et de connaissances en matière de droit. Les Pays-Bas, par exemple, prennent en charge les équipements pour les personnes handicapées, ce qui est loin d'être le cas à Madagascar.

La Plateforme des fédérations des personnes handicapées est l'interlocuteur officiel auprès de l'État, des bailleurs, des organisations internationales et des organisations des droits de l'Homme à Madagascar. Razaka Ralphine a également créé le Réseau national des femmes handicapées de Madagascar pour défendre les droits spécifiques des femmes handicapées.

Key points

  • Les personnes handicapées à Madagascar font face à de nombreux défis, notamment le manque d'accès aux soins et à l'éducation.
  • La Loi n° 97-044 du 2 février 1998 sur le droit des personnes handicapées à Madagascar est insuffisante et peu connue.
  • La Convention sur les droits des personnes handicapées n'est pas encore appliquée à Madagascar.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.