À quelques jours de la rentrée scolaire, les établissements publics du Mali s'activent pour préparer l'accueil des élèves. Les travaux d'entretien, tels que le nettoyage, le désherbage, l'entretien des sanitaires et la réparation du mobilier scolaire, figurent parmi les principales opérations engagées. Cependant, ces opérations se font avec des moyens financiers et matériels limités. Les directions, les comités de gestion scolaire (CGS) et la communauté doivent souvent mettre la main à la pâte pour que les élèves retrouvent un environnement sain et adapté à l'apprentissage dès le premier jour.

Dans la circonscription de Mountougoula, plus précisément à Dara, la mobilisation est en cours depuis le 20 septembre dernier. Le directeur de l'établissement, Chaka Keïta, a indiqué qu'une opération d'assainissement est en cours à l'initiative de différentes associations. Cette opération intervient dans un contexte marqué par une forte pression sur les infrastructures scolaires, en raison de l'afflux d'élèves venus des localités environnantes. L'établissement de Dara accueille des élèves de plusieurs localités, notamment Farada et Koumodian.

Pour faire face à cette pression, l'établissement de Dara envisage de construire deux nouvelles salles de classe. Cependant, le directeur de l'établissement, Chaka Keïta, a souligné que le manque de mobilier scolaire constitue également une préoccupation. Certains élèves pourraient être contraints de suivre les cours à même le sol. L'établissement dispose actuellement de six salles de classe pour le 1er cycle et de trois autres pour le second cycle, ce qui est loin d'être suffisant pour répondre à la demande.

Selon la direction scolaire, l'établissement de Dara ne bénéficie pas d'un soutien direct de l'État pour satisfaire ses besoins, à l'exception de la cantine destinée au premier cycle. Face à cette situation, l'administration scolaire requiert l'intervention des autorités pour renforcer les infrastructures et améliorer les conditions d'accueil des élèves. Les enseignants et les membres du CGS sont pleinement mobilisés pour effectuer le nettoyage et l'assainissement complet de l'enceinte scolaire.

Le Comité de gestion scolaire (CGS) de l'école fondamentale de Kalaban-Coura Nord a commencé les opérations de désherbage et d'entretien des classes depuis le début du mois. Le président du CGS, Minkaïlou Ba, a souligné la forte implication du CGS dans la scolarisation des enfants. Le CGS a également recours à un crieur public pour inviter les parents à inscrire leurs enfants. Les responsables scolaires soulignent l'importance des équipements nécessaires à l'entretien quotidien des établissements.

Les directeurs d'écoles et les membres du CGS travaillent ensemble pour répartir les tâches et programmer les travaux. À l'école Place de la République, le directeur coordinateur, Lansine Soumaoro, a indiqué qu'une organisation collective a été mise en place. Les premières opérations de ramassage des branches ont débuté début septembre. Le dépoussiérage et le nettoyage approfondi des salles de classe sont prévus avant la rentrée.

Les travaux d'entretien sont également confiés au gardien et à des jeunes du quartier sollicités pour apporter leur aide. Faute de moyens suffisants pour leur verser une rémunération régulière, la direction leur accorde une somme symbolique. Cette année, le vidange des latrines et la réparation des tables-bancs figurent parmi les principales priorités. L'objectif est de permettre aux élèves de commencer l'année scolaire dans un environnement propre, hygiénique et accueillant.

Key points

  • Les écoles publiques du Mali manquent de moyens financiers et matériels pour préparer la rentrée scolaire.
  • Les comités de gestion scolaire (CGS) et les communautés sont fortement mobilisés pour aider à l'entretien des établissements.
  • Les autorités sont interpellées pour renforcer les infrastructures et améliorer les conditions d'accueil des élèves.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.