Le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), Pépé Balamou, a rencontré les organisations syndicales à la Bourse du travail le 21 septembre 2026. Il a clarifié la position des syndicats sur le projet de recrutement de nouveaux enseignants. Selon lui, l’intersyndicale ne rejette pas le principe d’un concours, mais demande que les engagements contenus dans le protocole d’accord signé avec le gouvernement en janvier 2026 soient respectés.
Pépé Balamou a rappelé que 14 500 enseignants contractuels communaux ont été identifiés, recensés, biométrisés et soumis à une évaluation en pratique de classe en 2024. À l’issue de cette opération, 10 000 ont été retenus, tandis que 4 500 ne l’ont pas été, notamment en raison du système de répartition des quotas par préfecture. Il a précisé que l’intersyndicale demande que les 4 500 enseignants contractuels qui ont obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10,20 soient prioritaires à l’engagement.
Le secrétaire général du SNE a estimé qu’une nouvelle évaluation en pratique de classe pour ces enseignants serait incohérente, puisqu’ils ont déjà été soumis à cette procédure. Il a affirmé que le protocole d’accord signé avec le gouvernement prévoit que ces enseignants soient prioritaires à l’engagement, sans devoir repasser une nouvelle évaluation pratique. Il a souligné que cela permettrait de respecter les engagements déjà conclus avec les organisations syndicales.
Pépé Balamou a reconnu que certains engagements financiers du protocole ont été respectés, mais a dénoncé des retards dans la mise en œuvre de plusieurs dispositions techniques. Il a évoqué la mise en place tardive des commissions techniques chargées de travailler sur la situation des contractuels non retenus, les primes de fonction et la révision du statut particulier des personnels de l’éducation et de la formation.
Le syndicaliste a souligné que l’intersyndicale ne s’oppose pas à une politique de recrutement destinée à réduire le chômage, mais demande que cette opération soit menée dans le respect des engagements déjà conclus avec les organisations syndicales. Il a précisé que le gouvernement a annoncé un concours pour recruter 8 000 à 9 000 enseignants, mais que les modalités de ce concours n’ont pas été clairement définies.
Pépé Balamou a conclu que l’intersyndicale ne s’oppose pas à l’idée d’un gouvernement de recruter des agents de la fonction publique pour réduire le chômage. Il a souligné que les organisations syndicales demandent simplement que les engagements déjà conclus soient respectés et que les modalités de recrutement soient clairement définies.
Les organisations syndicales ont menacé d’entrer en grève à la rentrée scolaire si leurs revendications ne sont pas prises en compte. Pépé Balamou a lancé un appel au gouvernement pour qu’il respecte les engagements déjà conclus et qu’il dialogue avec les organisations syndicales pour trouver des solutions aux problèmes du secteur de l’éducation.
Key points
- L’intersyndicale de l’éducation ne s’oppose pas à l’organisation d’un concours pour recruter de nouveaux enseignants, mais demande que les engagements contenus dans le protocole d’accord signé avec le gouvernement soient respectés.