Les résultats définitifs des élections législatives du 23 septembre au Maroc ont été publiés par le ministère de l'Intérieur. Ces résultats confirment que la majorité sortante a été reconduite avec un poids confortable de 228 sièges. Cela représente un quitus du peuple marocain pour le gouvernement sortant dirigé par Aziz Akhannouch. Les électeurs ont clairement exprimé leur opinion sur l'action du gouvernement de ces cinq dernières années.
Les résultats montrent que les trois partis de la coalition sortante, le RNI, le PAM et l'Istiqlal, ont conservé leur majorité avec un écart notable avec le quatrième parti, le PJD. Le RNI a obtenu 66 nouveaux députés élus, conservant près de 65 % de sa force parlementaire de 2021. Cela démontre que le parti a maintenu son ancrage territorial incontestable à travers le pays.
Le RNI est devenu la deuxième force parlementaire du pays, ayant dégringolé en 2021 à la 8e place avec seulement 13 sièges. Le parti a obtenu des résultats équilibrés dans les milieux urbain et rural. Les chiffres confirment que le RNI a une capacité parlementaire considérable et reste un acteur incontournable dans les négociations de majorité.
Les résultats des élections législatives du 23 septembre n'ont pas été un désaveu pour le RNI ni pour le gouvernement. Les électeurs n'ont pas sanctionné le gouvernement et les trois formations de la coalition sortante. Le projet de la majorité sortante n'a pas été battu par un contre-projet. Les 15 ministres qui se sont présentés aux urnes ont quasiment tous remporté leurs sièges parlementaires.
Le changement de certaines règles électorales, notamment le calcul du quotient électoral sur la base des inscrits et non des votants, et la suppression du seuil électoral, ont rendu plus difficile pour un parti de remporter deux sièges et plus dans la même circonscription. Malgré cela, le RNI a obtenu des résultats remarquables.
Le RNI a été au cœur du débat public durant les semaines précédant le jour du scrutin. Le parti a fait, d'une manière ou d'une autre, la campagne électorale de la plupart des formations politiques. Ses dirigeants ont fait l'objet d'une campagne d'acharnement et de critiques souvent infondées durant cinq années.
Le parti conserve donc une capacité parlementaire considérable et reste un acteur incontournable dans les négociations de majorité. Les résultats confirment que le fait d'assumer la Primature durant un mandat marqué par des chantiers complexes, une sécheresse persistante et une inflation importée, entraîne mécaniquement une usure politique pour le parti qui incarne la tête de l'exécutif.
Key points
- Le RNI conserve sa position de deuxième force parlementaire au Maroc avec 66 nouveaux députés élus.
- Les résultats des élections législatives du 23 septembre confirment la majorité sortante avec un poids confortable de 228 sièges.
- Le RNI a obtenu des résultats équilibrés dans les milieux urbain et rural, démontrant son ancrage territorial incontestable.