Le président iranien Massoud Pezeshkian a prononcé un discours remarqué à l'Assemblée générale des Nations unies mercredi 23 septembre 2026. Devant une salle marquée par l'absence de la délégation américaine, il a défendu la position iranienne et rejeté les accusations formulées par Donald Trump. Pezeshkian a placé son discours sous le signe de la confrontation avec Washington, affirmant que l'Iran ne céderait pas sous la pression militaire et économique américaine.
Pezeshkian a contesté directement les accusations de Donald Trump, déclarant : « Nous ne sommes pas des terroristes, mais des victimes du terrorisme ». Il a évoqué les frappes ayant touché l'Iran et dénoncé ce qu'il présente comme des attaques contre des populations et des infrastructures civiles. Le président iranien a également rappelé que son pays avait été victime d'attaques, notamment contre des écoles.
Le président iranien a martelé que le peuple iranien ne se soumettra pas aux pressions américaines. Il a estimé que les sanctions et l'intimidation ne feraient que renforcer la résistance iranienne. Sur le dossier nucléaire, Pezeshkian a défendu le droit de l'Iran à développer une technologie nucléaire à des fins pacifiques, affirmant que son pays ne céderait pas et ne renoncerait pas à ses droits.
Pezeshkian a dénoncé ce qu'il considère comme un traitement différencié entre l'Iran et Israël sur la question nucléaire. Il a déclaré : « L'arme nucléaire est en Israël, mais les inspecteurs sont en Iran ». Le président iranien a également abordé la question du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les échanges énergétiques mondiaux, devenu l'un des principaux foyers de tension entre Washington et Téhéran.
Le président iranien a averti que le déploiement permanent de flottes hostiles et l'expansion de la guerre ne conduiraient pas à la paix. Il a indiqué que l'Iran ne peut pas accepter que tout le monde bénéficie du détroit d'Ormuz alors que son pays est privé de l'accès à la navigation sur cette voie maritime.
Malgré la fermeté de son discours, Massoud Pezeshkian n'a pas fermé la porte aux négociations avec Washington. Il a déclaré que l'Iran tend la main au monde et est prêt au dialogue, à la diplomatie et aux négociations, mais sans accepter le langage de la force. Des discussions indirectes entre responsables iraniens et américains ont eu lieu à New York, par l'intermédiaire de médiateurs.
Les échanges entre l'Iran et les États-Unis se poursuivent dans un contexte de tensions accrues entre les deux pays. Le discours de Massoud Pezeshkian à l'ONU reflète la volonté de l'Iran de défendre ses positions face aux accusations américaines. La communauté internationale suit de près les développements de cette situation, qui pourrait avoir des implications importantes pour la stabilité régionale.
Key points
- L'Iran ne cédera pas sous la pression militaire et économique américaine.
- Le président iranien défend le droit de son pays à développer une technologie nucléaire à des fins pacifiques.
- L'Iran est prêt au dialogue avec Washington, mais sans accepter le langage de la force.