Le président du Ghana, John Dramani Mahama, a récemment exprimé son optimisme prudent quant à la disposition du Premier ministre britannique à présenter des excuses officielles pour la traite transatlantique des esclaves. Cette déclaration a été faite le 1er novembre sur ses réseaux sociaux. Mahama a souligné que la reconnaissance de la traite des esclaves comme une atteinte effroyable à la dignité humaine par le Premier ministre britannique était un pas important.

Selon John Dramani Mahama, la déclaration du Premier ministre britannique constitue un tournant et une contribution importante au consensus international grandissant sur la justice réparatrice. Il a toutefois souligné que la reconnaissance des crimes historiques et des excuses officielles ne répareraient pas le préjudice causé, mais pourraient ouvrir la voie à la réconciliation. Mahama a insisté sur l'importance d'aller au-delà des simples excuses.

Le président ghanéen a précisé que la « justice réparatrice » doit comporter cinq volets. Il s'agit des excuses officielles, d'une lutte commune contre le racisme systémique, des investissements ciblés dans le développement des pays d’Afrique, de la restitution du patrimoine culturel spolié, ainsi que d’une coopération pour venir à bout de la pauvreté et des inégalités dans les systèmes financier et de la dette mondiaux.

En octobre, le Premier ministre britannique, Andy Burnham, avait déclaré dans une tribune publiée par le journal The Guardian que le Royaume-Uni était prêt à envisager des excuses officielles pour la participation du pays à la traite transatlantique des esclaves. Cette déclaration a été saluée par le président ghanéen comme un signe de volonté de reconnaître les torts passés.

En septembre, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, avait fait savoir que plusieurs pays européens, dont le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Danemark et le Portugal, étaient disposés à coopérer avec Accra sur la question des réparations pour les conséquences du colonialisme et de la traite transatlantique des esclaves. Ces discussions visent à trouver des solutions pour les victimes de ces pratiques.

L’Assemblée générale de l’ONU avait adopté en mars une résolution qualifiant la traite transatlantique des esclaves de crime des plus graves contre l’humanité. Cette résolution a rappelé l'importance de reconnaître et de condamner ces pratiques pour pouvoir avancer vers une justice réparatrice.

Le président ghanéen a exprimé son optimisme quant à la volonté du Royaume-Uni de présenter des excuses officielles pour son rôle dans la traite des esclaves. Cette démarche pourrait encourager d'autres pays à emboîter le pas et à reconnaître leurs responsabilités dans ces crimes historiques. Les excuses et la coopération internationale sont considérées comme des étapes cruciales vers la réconciliation et la justice.

Key points

  • Le président ghanéen John Dramani Mahama salue la disposition du Royaume-Uni à présenter des excuses pour la traite transatlantique des esclaves.

Share this story

Written by

SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.