Le 1er novembre 1954, la guerre de libération nationale a débuté en Algérie, avec une conviction commune aux "neuf" historiques, qui s'est avérée fondée. La phrase attribuée à Larbi Ben M'Hidi, "Jetez la révolution dans la rue, le peuple s'en emparera !", reflétait cette conviction. Le quotidien français Le Monde a reconnu dans son édition du 7 mai 1955 que le peuple algérien était acquis à la cause de la libération nationale.

Dès avril 1950, le MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques) lançait un avertissement contre la répression coloniale, qui frappait ses militants soumis à la torture à l'électricité. Le PCA (Parti communiste algérien) avait également opéré un tournant en 1946, en s'engageant résolument dans la voie de l'indépendance nationale. Les autorités coloniales ne se faisaient pas d'illusion sur la position du peuple algérien.

Moins d'un an après le déclenchement de la guerre de libération, un haut fonctionnaire du ministère français de l'Intérieur rapportait que des centaines de personnes avaient attaqué le P.C du bataillon à Oued Zenati. Le journaliste de l'AFP constatait que des milliers de fellahs avaient rejoint les groupes armés. Les premiers moudjahidines étaient "comme un poisson dans l'eau", ayant trouvé un terrain globalement acquis à la cause.

La majorité écrasante de la population algérienne, surtout en milieu rural, était politiquement préparée à la guerre de libération nationale. Mohamed Dib a traduit ce sentiment dans son livre "L'incendie", paru en janvier 1954. Larbi Bouhali, premier secrétaire du PCA, déclarait en mars 1954 que le peuple algérien restait ardemment attaché à l'idéal de liberté et d'indépendance.

Les comptes rendus d'Alger républicain indiquaient que les ouvriers agricoles ne pouvaient pas attendre d'amélioration radicale de leur sort sans la disparition du régime colonial d'oppression et de surexploitation. Les Algériens avaient compris qu'ils n'avaient rien à attendre des autorités coloniales. Le Monde du 10 mars 1954 faisait état de la détention des richesses de l'économie moderne par les Occidentaux.

Dans les premières années 1950, un travail politique intense mené par les partis et organisations syndicales et de jeunes a préparé la population rurale à la "lutte finale". L'Union de la jeunesse démocratique algérienne (UJDA) appelait à allier les activités de loisirs à la lutte contre le régime colonial. Les idées nationalistes ont réussi à se propager parmi les populations des montagnes.

L'historien britannique Neil Macmaster a souligné le soutien crucial apporté aux moudjahidines par la paysannerie, qui fournissait une réserve inépuisable de combattants, de guides et d'approvisionneurs. Il a évoqué l'esprit de contestation qui a gagné la paysannerie au contact de militants radicaux basés dans les villes.

Key points

  • Le peuple algérien était prêt à soutenir la lutte armée pour la libération nationale le 1er novembre 1954.
  • Les autorités coloniales ne se faisaient pas d'illusion sur la position du peuple algérien.
  • La paysannerie a joué un rôle crucial dans le soutien aux moudjahidines.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.