Le journaliste scientifique Brice L. a récemment publié un article sur les conséquences préoccupantes de la multiplication incontrôlée des puits et des forages dans la capitale afghane, Kaboul. L'article, publié dans Sciencepost le 4 septembre 2026, alerte sur les risques liés à la surexploitation de la nappe phréatique de Kaboul. À force de puiser dans les profondeurs pour répondre aux besoins d'une population en forte croissance, la nappe phréatique de Kaboul serait aujourd'hui soumise à une pression telle que son niveau recule dangereusement.

Cette situation préoccupante pose des questions sur la gestion des ressources en eau au Mali. À Bamako et dans ses zones d'expansion, le forage est devenu une réponse presque réflexe aux besoins croissants en eau. Les machines apparaissent dans les quartiers, sur les chantiers, dans les concessions et jusque dans les périphéries de la capitale. Elles percent le sol, descendent toujours plus profondément à la recherche de cette richesse invisible dont dépend une partie essentielle de la vie quotidienne.

Les autorités maliennes doivent prendre en compte les risques liés à la surexploitation des ressources en eau souterraine. L'alerte de Kaboul prend tout son sens pour le Mali, non pas parce qu'elle annoncerait son avenir, mais parce qu'elle pose une question que les autorités ne peuvent plus esquiver : jusqu'où peuvent-elles multiplier les prélèvements souterrains sans connaître avec précision les capacités de renouvellement des ressources qu'elles exploitent ?

Le vieux puits traditionnel de Bamako est peut-être déjà un premier témoin muet de cette évolution. Dans de nombreuses concessions, ces puits qui constituaient autrefois une source familière d'approvisionnement sont devenus moins productifs, saisonniers, voire totalement improductifs. La réponse est presque toujours la même : il faut creuser davantage. Alors arrivent les foreuses. Elles remplacent progressivement la pioche, la corde et le seau.

Les opérations de forage donnent parfois de bons résultats, mais d'autres se soldent par des forages peu productifs ou improductifs. Et lorsque l'eau n'est pas trouvée en quantité suffisante, le terrain peut être affecté. Les conséquences de la surexploitation des ressources en eau souterraine peuvent être graves, notamment en termes de sécurité alimentaire et de santé publique.

Le Programme officiel du PMU-Mali pour la semaine du 19 au 25 septembre 2026 a été publié, mais aucune information n'a été donnée sur les mesures prises pour gérer les ressources en eau. Les autorités maliennes doivent prendre des mesures pour évaluer les ressources en eau souterraine et mettre en place des stratégies pour une gestion durable de ces ressources.

La gestion des ressources en eau est un défi majeur pour le Mali. Les autorités doivent prendre en compte les risques liés à la surexploitation des ressources en eau souterraine et mettre en place des stratégies pour une gestion durable de ces ressources. Les populations doivent également être sensibilisées sur l'importance de la conservation de l'eau et des mesures à prendre pour préserver les ressources en eau.

Key points

  • Les autorités maliennes sont interpellées sur la gestion des ressources en eau.
  • La surexploitation des ressources en eau souterraine peut avoir des conséquences graves.
  • Les autorités doivent prendre des mesures pour évaluer les ressources en eau souterraine et mettre en place des stratégies pour une gestion durable.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.