Le système des Nations Unies en Guinée a célébré la Journée des Nations Unies, marquant l'anniversaire de l'entrée en vigueur de la Charte fondatrice de l'organisation, le 24 octobre 1945. La cérémonie, organisée au lac Gbassikolo à Conakry, s'est tenue autour du thème : "Restaurer la confiance, gérer les transformations : une organisation des Nations Unies au service de tous". Diego Zorrilla, chef du système des Nations Unies en Guinée, a rappelé que les Nations Unies demeurent une organisation au service de l'ensemble de l'humanité, malgré les crises qui fragilisent l'ordre international.

Diego Zorrilla a souligné l'importance des principes consacrés par la Charte fondatrice, notamment la paix, la justice, les droits humains et le développement. Il a interrogé la capacité de l'organisation à répondre aux défis contemporains, tels que les tensions géopolitiques, la multiplication des conflits meurtriers, les crises climatiques et les inégalités persistantes. Le diplomate a estimé que restaurer la confiance dans les institutions internationales suppose des réformes concrètes, notamment au sein du Conseil de sécurité.

Diego Zorrilla a insisté sur la nécessité d'une représentation plus importante de l'Afrique dans le Conseil de sécurité, estimant que le poids démographique et politique du continent justifie une place renforcée dans les instances décisionnelles mondiales. Il a également évoqué les réformes internes engagées par les Nations Unies pour rendre leurs agences, fonds et programmes plus cohérents et plus efficaces.

Le coordonnateur résident a rendu hommage au rôle historique de la Guinée dans l'émancipation africaine et la promotion du panafricanisme. Il a rappelé que le choix de l'indépendance en 1958 avait contribué à renforcer les aspirations des peuples africains à la souveraineté, à la dignité et à la liberté. Il a notamment cité Diallo Telli, premier secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine, et Jeanne Martin Cissé, première femme à présider le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Diego Zorrilla a également salué la participation de la Guinée aux opérations de maintien de la paix et son engagement au sein des organisations régionales, notamment l'Union africaine, la CEDEAO et l'Union du fleuve Mano. Sur le plan des droits humains, il a rappelé qu'en 2025, lors de son quatrième Examen périodique universel devant le Conseil des droits de l'homme, la Guinée avait accepté 246 des 257 recommandations formulées à son endroit.

Abordant la situation du pays, Diego Zorrilla a estimé que la Guinée traversait une période déterminante, marquée par des transformations institutionnelles et des perspectives économiques importantes, notamment avec le programme Simandou 2040. Il a toutefois appelé à accorder une attention particulière aux conditions de vie des populations, soulignant que les inégalités restent sévères.

Le système des Nations Unies entend poursuivre son accompagnement du pays, avec environ 560 fonctionnaires à Conakry et dans le reste du territoire. Leur action porte notamment sur le développement du capital humain, la diversification économique, la création d'emplois, l'inclusion sociale et la protection de l'environnement. Diego Zorrilla a assuré que les Nations Unies continueront d'être un partenaire fiable, engagé et à l'écoute des priorités de la République de Guinée.

Key points

  • Le chef de l'ONU en Guinée appelle à restaurer la confiance internationale à travers des actions concrètes.
  • La Guinée doit bénéficier d'une représentation renforcée au sein du Conseil de sécurité, selon le chef du système des Nations Unies en Guinée.
  • Le système des Nations Unies entend poursuivre son accompagnement de la Guinée pour une croissance inclusive et une modernisation de l'État.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.