Le gouvernement canadien a annoncé une réduction de 43% de l'arrivée de travailleurs et d'étudiants étrangers en 2026, mais une porte reste ouverte pour les francophones qui souhaitent s'installer au Canada hors du Québec. La Mobilité francophone est un permis de travail qui dispense l'employeur canadien de prouver qu'il n'a trouvé personne sur place. Ce programme est accessible aux citoyens de Madagascar, notamment aux francophones.

Pour être éligible à la Mobilité francophone, les candidats doivent avoir un niveau intermédiaire de français à l'oral, noté 5 sur l'échelle canadienne NCLC, en expression et en compréhension. Les candidats doivent également trouver un employeur canadien qui déclare son offre en ligne et paie 230 dollars canadiens. Depuis juin 2023, tous les niveaux d'emploi sont admis, du cadre au manutentionnaire, sauf les emplois agricoles les moins qualifiés.

Le salaire minimum fédéral au Canada est de 18,15 dollars canadiens de l'heure depuis avril 2026, soit environ 57 000 ariary. Une journée de huit heures rapporte ainsi plus de 450 000 ariary, davantage que le Smig malgache d'un mois. Les provinces fixent leurs propres minimums, du même ordre de grandeur. Le loyer, le chauffage l'hiver et les transports en absorbent une bonne part.

La demande de permis de travail se fait en ligne, sur le site de l'immigration canadienne. Les empreintes se donnent au centre de demande de visa du Canada à Antananarivo, sur rendez-vous gratuit. Le visa d'entrée, obligatoire pour les Malgaches, est accordé en même temps que le permis. Le permis coûte 155 dollars canadiens, plus 85 dollars pour les empreintes et la photo, soit environ 760 000 ariary.

Après un an d'expérience qualifiée sur place, les titulaires d'un permis de travail peuvent viser la résidence permanente par le système Entrée express. Ses tirages réservés aux francophones exigent des scores bien plus bas : 382 points le 19 août 2026, contre 523 la veille pour le tirage général. Le Canada vise 9 % de francophones parmi ses nouveaux résidents permanents hors Québec en 2026.

Le Québec a fortement réduit ses invitations cette année et la Mobilité francophone ne s'y applique pas. À Montréal et à Laval, les permis liés aux emplois à bas salaire sont gelés jusqu'à fin décembre 2026. Les candidats qui souhaitent étudier au Canada doivent prouver 23 448 dollars canadiens par an pour vivre, près de 74 millions d'ariary, en plus des frais de scolarité de la première année.

Les candidats qui souhaitent postuler à la Mobilité francophone peuvent trouver des offres d'emploi sur le Guichet-Emplois du gouvernement canadien ou au salon Destination Canada Forum Mobilité. Il est important de noter que les candidats ne doivent jamais payer pour une offre d'emploi ou une « EIMT », car leur vente est une fraude connue des autorités canadiennes.

Key points

  • Le Canada réduit l'arrivée de travailleurs étrangers en 2026 mais laisse ouverte la voie de la Mobilité francophone pour les francophones hors Québec.
  • Les candidats à la Mobilité francophone doivent avoir un niveau intermédiaire de français à l'oral et trouver un employeur canadien.
  • Les titulaires d'un permis de travail peuvent viser la résidence permanente par le système Entrée express après un an d'expérience qualifiée sur place.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.