La Voix des sans voix pour les droits de l'Homme (VSV), une organisation de défense des droits de l'homme, a lancé un appel aux autorités congolaises pour lutter contre le recours fréquent à la violence lors des manifestations publiques. Selon la VSV, cette violence est souvent instrumentalisée par des jeunes des partis politiques. L'organisation a condamné fermement cette pratique, qui ternit l'image du pays en matière de respect des libertés fondamentales.
La VSV a dénoncé la répression des manifestants pacifiques, qui a entraîné des blessés et des morts. Lors de la manifestation de l'opposition le 15 septembre à Kinshasa, des manifestants ont été attaqués par des personnes munies de machettes et d'autres instruments, faisant plusieurs blessés et un mort, Manassé Lomboto Bomengola, cadre du parti politique Action pour la démocratie et le développement au Congo (ADD-Congo). La VSV a également critiqué l'incapacité de certains agents des services de sécurité à contenir les assaillants.
La VSV a également fustigé le non-respect de la liberté de manifester à certains moments et les atteintes graves à l'intégrité physique des personnes. L'organisation a dénoncé les interdictions illégales de manifester dans plusieurs provinces sous divers prétextes, en violation de l'article 26 de la Constitution et des instruments juridiques régionaux et internationaux des droits de l'Homme.
La VSV a invité les partis politiques de l'opposition à ne pas répondre à la violence par la violence et à privilégier le respect des principes et des valeurs des droits humains et de la démocratie. L'organisation a demandé aux autorités du pays d'user de tous les moyens pour combattre le recours à la violence observée dans des manifestations pacifiques.
La VSV a également demandé aux autorités de diligenter une enquête réellement indépendante sur la répression et la perturbation des manifestations du 15 septembre 2026, afin d'en identifier les auteurs, commanditaires et exécutants pour qu'ils répondent de leurs actes devant la justice. L'organisation a également demandé de prendre en charge les obsèques du cadre de ADD-Congo décédé et d'indemniser sa famille pour les préjudices subis.
La VSV a enfin demandé aux autorités de condamner publiquement et de manière solennelle les actes de violence ayant émaillé les manifestations du 15 septembre 2026. Selon l'organisation, il est important de ne pas prétendre servir un régime et son chef tout en lui créant malignement des situations à même d'être mal vues en matière de respect des droits humains à travers le monde.
La manifestation du 15 septembre à Kinshasa a été marquée par des violences et des affrontements entre les manifestants et les agents de l'ordre. La VSV a souligné que la violence est devenue une pratique courante au sein de certains partis politiques en vue d'étouffer des manifestations publiques pacifiques et en minimiser la mobilisation.
Key points
- La VSV appelle les autorités à lutter contre la violence lors des manifestations.
- La VSV condamne la répression des manifestants pacifiques.
- La VSV demande une enquête indépendante sur la répression des manifestations.