La Tunisie entame une phase cruciale de son programme de relance et de reconstitution économique avec le lancement du plan de développement 2026-2030. Selon le Président de la République, cette phase nécessite une responsabilisation, un engagement inconditionnel et une rupture avec les pratiques bureaucratiques passives. Le plan implique une synchronisation parfaite de tous les leviers opérationnels pour répondre aux attentes de la population et relever les enjeux préétablis.

Le Chef de l’Etat insiste sur la sensibilité de cette phase charnière qui exige une mobilisation totale de l’appareil étatique et de tous les acteurs. Il faut reconnaître que la Tunisie est en mesure de réagir positivement si son action est adossée à une planification sérieuse et précise. Cette planification suppose une priorisation des ressources et une sécurisation des financements pour réduire les risques de blocage ou d’échec.

La question de la sécurisation des financements retient toute l’attention en raison de la complexité des ressources et de la pression sur les finances publiques. Une situation sensible qui nécessite une discipline budgétaire rigoureuse, progressive et prudente. Il faut consolider les ressources propres de l’Etat en relançant et en réactivant certains dossiers qui tournent au ralenti ou qui sont bloqués, comme le dossier des biens spoliés.

Le dossier des biens spoliés est crucial, et la diplomatie tunisienne à Genève a exigé de la communauté internationale une réaction concrète et une réponse positive. L’on estime qu’il est temps de se libérer des prétextes juridiques et administratifs qui bloquent la restitution de ces biens. Le Chef de l’Etat recommande de clore rapidement ce dossier pour garantir au peuple tunisien son plein droit à la justice économique.

La régulation du marché parallèle et sa réorganisation sont également prioritaires. Le commerce informel pénalise sérieusement le budget de l’Etat en le privant de ressources importantes, estimées à plus de 30% du PIB. La diversification des sources de financement est une orientation stratégique pour éviter de saturer les ressources de l’Etat ou d’alourdir la dette publique.

La Tunisie envisage de s’orienter vers les financements internationaux et bilatéraux, en misant sur les crédits concessionnels à taux bas et à longue durée de remboursement. L’idéal serait de revoir certains accords internationaux pour reconvertir les dettes en projets d’investissements, offrant une meilleure flexibilité par rapport aux prêts classiques.

Le plan de développement 2026-2030 est un tournant stratégique majeur pour la Tunisie, qui exige une synchronisation parfaite de tous les leviers opérationnels. La priorisation des ressources et la sécurisation des financements sont cruciales pour réussir la relance économique et répondre aux attentes de la population.

Key points

  • La Tunisie lance son plan de développement 2026-2030 avec une priorisation des ressources et une sécurisation des financements.
  • La sécurisation des financements est cruciale en raison de la complexité des ressources et de la pression sur les finances publiques.
  • La Tunisie envisage de s’orienter vers les financements internationaux et bilatéraux pour financer son plan de développement.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.