Les syndicats des enseignants de Guinée sont en colère face à la décision du gouvernement d'organiser un concours de recrutement de nouveaux enseignants sans prendre en compte la situation des contractuels communaux non retenus. Ils l'ont annoncé lors d'une conférence de presse tenue lundi 21 septembre 2026 à Conakry. Le recrutement de 6 000 nouveaux enseignants à la Fonction publique suscite incompréhension et frustration chez les syndicats des enseignants.
L'Intersyndicale de l'Éducation, composée du SLECG, du SNE et de la FSPE, juge inconcevable que le gouvernement organise un concours sans régulariser d'abord la situation des 4 500 contractuels communaux non retenus lors du dernier recrutement. Les syndicats rappellent que 14 500 enseignants contractuels communaux ont été identifiés, biométrisés et évalués en pratique de classe en 2024. Parmi eux, 10 000 ont été retenus et 4 500 recalés, dont seuls 60 n'ont pas obtenu la moyenne.
Les syndicats estiment que la démarche du gouvernement va à l'encontre du protocole d'accord signé en janvier dernier avec le gouvernement. Ils précisent que le protocole prévoit que les enseignants ayant obtenu la moyenne soient prioritaires à l'engagement, et non au concours. Le secrétaire général du SNE a rappelé que les contractuels communaux non retenus ont déjà franchi toutes les étapes : recensement, biométrie et évaluation en pratique de classe.
La secrétaire générale du SLECG, Kadiatou Bah, avertit que la rentrée scolaire prévue le 5 octobre prochain risque d'être compromise si le gouvernement ne respecte pas ses engagements. Elle demande à toutes les enseignantes et à tous les enseignants de rester mobilisés aux côtés de l'intersyndicale de l'Éducation. Les syndicats useront de tous les moyens syndicaux jusqu'au respect du protocole d'accord.
Le secrétaire général de la FSPE, Alpha Gassimou Barry, a déclaré qu'il est hors de question que les contractuels non retenus passent un nouveau concours de recrutement. Il a également exigé que les salaires des enseignants soient débloqués, certains étant bloqués depuis 2024. Il a rappelé que la grève n'était que suspendue et que les enseignants doivent rester mobilisés.
Les syndicats des enseignants guinéens sont déterminés à combattre jusqu'au bout pour le respect du protocole d'accord. Ils demandent au gouvernement de prendre en compte leurs revendications pour une rentrée scolaire apaisée. La situation actuelle ne semble pas favoriser une reprise normale des cours le 5 octobre prochain.
Les enseignants guinéens attendent avec inquiétude la rentrée scolaire, alors que les négociations entre les syndicats et le gouvernement n'ont pas encore abouti à un accord. Les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si la rentrée scolaire aura lieu comme prévu ou si elle sera perturbée par la grève des enseignants.
Key points
- Les syndicats des enseignants guinéens s'opposent à l'organisation d'un concours de recrutement de nouveaux enseignants sans régulariser la situation des contractuels communaux non retenus.