La République démocratique du Congo souhaite tirer davantage profit du Corridor de Lobito en misant sur la transformation industrielle locale de ses ressources et la valorisation de son potentiel agricole. Cette orientation a été mise en avant lors de la deuxième réunion de coordination du Corridor de Lobito, qui s'est tenue à Lusaka, en Zambie. Le chef de l’État zambien, Hakainde Hichilema, a présidé cette rencontre.

Le ministre congolais du Plan, Guylain Nyembo, a souligné la nécessité de transformer les produits localement avant leur exportation. Selon lui, la RDC dispose d’importantes opportunités dans le secteur agricole, lesquelles devraient être davantage exploitées dans le cadre de ce corridor stratégique. La transformation des produits de manière industrielle locale avant de partir en exportation sera de mise en République démocratique du Congo.

Le ministre du Plan a également insisté sur l’importance du développement des infrastructures et de l’accès à l’énergie pour permettre au Corridor de Lobito de jouer pleinement son rôle dans la transformation économique de la région. Il a notamment évoqué la création de nouvelles villes et le renforcement des capacités industrielles autour de cet axe, qui constitue une voie stratégique pour l’acheminement des minerais critiques.

Selon Guylain Nyembo, 70 % de la production du cobalt au niveau mondial doit passer par ce couloir. Il faut beaucoup de ressources énergétiques pour y parvenir car toutes les opportunités nécessaires doivent être canalisées afin de réduire les difficultés pour tous les privés. Le développement du Corridor de Lobito est crucial pour la RDC.

Le ministre angolais des Transports, Ricardo Viegas, a défendu une approche concertée entre les trois pays concernés par le Corridor de Lobito, à savoir l’Angola, la RDC et la Zambie. Il a estimé que les retombées de cette infrastructure ne devraient pas profiter à un seul État, mais constituer un bénéfice commun pour les pays membres.

Ricardo Viegas a précisé que Kinshasa et Luanda poursuivent des discussions en vue de mettre en place une frontière à guichet unique entre Luau, en Angola, et Dilolo, en RDC. Ce mécanisme devrait contribuer à dynamiser les échanges commerciaux, à faciliter la circulation des marchandises et à renforcer la coordination entre les administrations des deux pays.

Le Corridor de Lobito, qui relie l’Angola à la RDC et à la Zambie, est présenté comme un axe majeur pour le développement des échanges régionaux et l’acheminement des minerais stratégiques vers les marchés internationaux. Pour Kinshasa, son développement constitue également une opportunité d’accélérer la transformation locale, de stimuler l’agriculture et de favoriser l’émergence de nouvelles activités industrielles le long de cet axe.

Key points

  • La RDC mise sur la transformation locale et les infrastructures énergétiques pour tirer profit du Corridor de Lobito.
  • Le développement du Corridor de Lobito est crucial pour la RDC.
  • Le corridor relie l’Angola à la RDC et à la Zambie.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.