La Tunisie affiche effectivement un niveau de prélèvements fiscaux supérieur au double de la moyenne africaine, selon les dernières données harmonisées disponibles. Selon l'OCDE, le ratio impôts/PIB de la Tunisie atteignait 34,0 % en 2023, contre 16,1 % en moyenne pour les 38 pays africains couverts. L'universitaire Lotfi Ben Aïssa avait avancé une pression fiscale de 35,5 % en Tunisie, contre environ 16 % en moyenne en Afrique.
Cependant, le taux de 35,5 % avancé dans le débat public demande à être nuancé. La dernière série comparable disponible ne confirme pas précisément ce taux. Le ministère tunisien des Finances affiche, de son côté, une pression fiscale de 25,4 % du PIB pour la loi de finances 2026, après 25,9 % en 2025. Cet écart avec les 34,0 % de l'OCDE ne traduit pas nécessairement une contradiction, car les deux indicateurs ne couvrent pas exactement le même périmètre.
La comparaison internationale de l'OCDE inclut notamment les cotisations de sécurité sociale. Même prudence pour la structure des recettes fiscales. Les chiffres avancés — 59 % de fiscalité indirecte et 41 % de fiscalité directe — ne correspondent pas exactement à la LF 2026. Les montants du ministère donnent 27,226 milliards de dinars d'impôts indirects et 20,547 milliards d'impôts directs, soit environ 57 % contre 43 %, selon un calcul.
L'impôt sur le revenu représente par ailleurs environ 66,4 % des impôts directs, tandis que l'impôt sur les sociétés en représente environ 33,6 %. Il est important de noter que les indicateurs utilisés peuvent varier en fonction de la source et de la méthodologie utilisée. Les chiffres clés doivent être datés et méthodologiquement documentés avant d'être présentés comme des chiffres actuels.
Verdict : l'idée d'une fiscalité tunisienne dépassant deux fois la moyenne africaine est confirmée sur une base OCDE comparable. Cependant, les taux de 35,5 %, 68 %, 59 % et 41 % doivent être vérifiés et validés avant d'être utilisés comme référence. Les données de l'OCDE restent une source fiable pour évaluer la pression fiscale en Tunisie.
Selon les données de l'OCDE, la Tunisie se situe effectivement à plus du double de la moyenne africaine en termes de pression fiscale. Les chiffres clés sont les suivants : 34,0 % pour la Tunisie en 2023, contre 16,1 % en moyenne pour les 38 pays africains couverts. Ces données sont importantes pour comprendre la situation fiscale de la Tunisie.
En conclusion, la pression fiscale en Tunisie est effectivement supérieure à la moyenne africaine, mais les chiffres avancés doivent être vérifiés et validés. Les données de l'OCDE restent une source fiable pour évaluer la situation fiscale de la Tunisie. Les autorités tunisiennes doivent continuer à fournir des informations précises et transparentes sur la pression fiscale.
Key points
- La Tunisie affiche un niveau de prélèvements fiscaux supérieur au double de la moyenne africaine, avec un ratio impôts/PIB de 34,0 % en 2023.
- Le taux de 35,5 % avancé dans le débat public ne est pas confirmé par les données de l'OCDE.
- Les indicateurs utilisés peuvent varier en fonction de la source et de la méthodologie utilisée.