La Guinée a officiellement saisi la France en juillet 2026 pour la restitution de biens culturels et de restes humains de figures historiques de la résistance anticoloniale. La France a décidé d'accéder à cette demande, considérant que cela permettra de solder une mémoire douloureuse et de bâtir un nouveau partenariat culturel. Le Président de la République, Emmanuel Macron, a souhaité trouver une solution à ce problème.

Deux lois ont été votées en France, en 2023 et en 2026, pour permettre la restitution de ces biens culturels et restes humains. La dernière loi, votée le 9 mai 2026, a ouvert la voie à la procédure de rétrocession. L'ambassadeur français pour la coopération internationale dans le domaine du patrimoine, Jean-Luc Martinez, a détaillé le calendrier, les étapes juridiques et les enjeux de cette coopération bilatérale.

La procédure de restitution consistera d'abord à répondre officiellement au gouvernement guinéen, puis à installer une commission bilatérale paritaire pour les biens culturels. Cette commission rédigera un rapport de recommandations. Pour les restes humains dont les ancêtres sont clairement identifiés, la procédure ne pose pas de difficulté majeure. Pour les biens culturels, il convient d'approfondir l'histoire de chaque collection.

La commission bilatérale paritaire sera composée de chercheurs guinéens et d'institutions françaises où sont conservés ces objets, tels que le Musée de l'Armée, la Bibliothèque nationale de France, le Musée du Quai Branly et le Musée de l'Homme. La France souhaite travailler en étroite collaboration avec les chercheurs guinéens pour faciliter la restitution de ces biens culturels.

Selon Jean-Luc Martinez, la procédure de restitution pourrait prendre entre trois et six mois, selon la complexité des cas. La France a déjà procédé à des restitutions de restes d'ancêtres avec Madagascar, ce qui a pris environ quatre mois. La Guinée a mis en place des commissions de chercheurs pour examiner les demandes de restitution.

La restitution de ces biens culturels et restes humains est importante pour la France, car elle souhaite respecter sa parole et affronter une histoire parfois douloureuse. La Guinée investit dans son Musée national, tandis que des musées à travers le monde, notamment en France, conservent ce patrimoine africain et guinéen.

L'objectif de cette coopération bilatérale est de tisser de nouvelles relations partenariales afin de faciliter la circulation des collections, le partage des savoirs et la formation. La France et la Guinée souhaitent instaurer un dialogue permanent pour permettre la restitution d'autres biens culturels et restes humains dans le futur.

Key points

  • La France s'apprête à rendre à la Guinée les restes de Bocar Biro et le Coran de Samory.
  • La procédure de restitution consistera à installer une commission bilatérale paritaire pour les biens culturels.
  • La restitution de ces biens culturels et restes humains est importante pour la France pour solder une mémoire douloureuse et bâtir un nouveau partenariat culturel.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.