La dette publique mondiale est en constante augmentation, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). En 2025, cette dette a continué à grimper, affichant l'une des progressions les plus rapides dans le monde en développement. La CNUCED note que plus des deux tiers de cette dette sont détenus par des pays développés, qui représentent ensemble moins d'un cinquième de la population mondiale.

L'analyse des données recueillies ces dernières années montre que l'encours de la dette publique a augmenté au même rythme que les économies, ce qui a stabilisé le ratio dette/PIB dans la plupart des pays. Cependant, les pays en développement paient plus cher pour emprunter, avec des taux d'intérêt structurellement plus élevés que dans les pays développés. Cette situation s'est aggravée sous l'effet des réponses des pouvoirs publics et des marchés aux conflits et crises mondiaux récents.

Les taux d'intérêt sur la dette publique des pays en développement ont augmenté, portant la facture mondiale des intérêts à près de 1 000 milliards de dollars en 2025. La CNUCED souligne que le poids des intérêts évince les dépenses essentielles, notamment dans les domaines de la santé et de l'éducation. Les paiements d'intérêts sur la dette publique progressent plus vite que les dépenses essentielles au développement, ce qui met en péril l'avenir d'une part croissante de la population des pays en développement.

En Afrique et en Amérique latine et dans les Caraïbes, les gouvernements dépensent davantage par habitant pour les intérêts que pour la santé ou l'éducation. Cette situation accentue l'écart déjà important entre pays développés et pays en développement. La CNUCED estime que le poids croissant des intérêts touche un nombre toujours plus élevé de pays en développement et d'habitants.

En 2010, 24 % de la population africaine vivait dans des pays qui dépensaient plus pour les intérêts que pour la santé ou l'éducation. Selon la CNUCED, cette proportion atteignait 65 % en 2023, tandis qu'elle est passée de 34 % à 58 % sur la même période en Amérique latine et dans les Caraïbes. Plus de la moitié de la population de l'Asie et de l'Océanie en développement est également concernée.

La CNUCED s'inquiète des conséquences de cette situation sur l'avenir des pays en développement. L'organisation souligne que le poids croissant des intérêts met en péril les dépenses essentielles au développement, notamment dans les domaines de la santé et de l'éducation. La CNUCED appelle à une attention particulière à cette situation, qui pourrait avoir des conséquences à long terme sur la croissance et le développement des pays en développement.

La dette publique mondiale continue de croître, les pays en développement étant particulièrement touchés. La CNUCED recommande une gestion prudente de la dette publique et des efforts pour réduire les taux d'intérêt et les coûts de financement pour les pays en développement. L'organisation souligne l'importance de trouver des solutions pour atténuer les effets de la dette publique sur les dépenses essentielles au développement.

Key points

  • Les pays en développement paient plus cher pour emprunter que les pays développés.
  • Le poids des intérêts sur la dette publique évince les dépenses essentielles au développement.
  • La proportion de la population vivant dans des pays qui dépensent plus pour les intérêts que pour la santé ou l'éducation a augmenté en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.