Une cour d’appel fédérale a invalidé la politique de l’administration Trump visant à envoyer rapidement les non-citoyens vers des pays d’où ils ne sont pas. Cette décision, rendue vendredi, estime que les immigrants doivent avoir la possibilité de contester leur expulsion s’ils craignent pour leur sécurité. La politique du ministère de la Sécurité intérieure a été jugée illégale.

La décision de la Cour d’appel américaine du 1er circuit a largement confirmé la décision rendue en février par un juge fédéral de Boston. Les agents d’immigration peuvent toujours procéder à des expulsions vers des pays tiers s’ils suivent les procédures appropriées. Celles-ci incluent un préavis adéquat et la possibilité pour un immigrant de formuler une réclamation fondée sur la peur auprès du pays d’expulsion.

Les renvois vers des pays tiers se produisent lorsque le pays d’origine de l’immigrant n’accepte pas le rapatriement de la personne. Cette procédure a pris de l’ampleur sous la deuxième administration Trump. L’administration a conclu des partenariats avec plusieurs pays pour autoriser les expulsions de pays tiers depuis les États-Unis. Certains de ces pays ont des bilans en matière de droits de l’homme qui suscitent l’inquiétude.

Le panel de trois juges a émis des doutes sur le fait qu’un pays qui accepte une personne qui n’est pas son propre citoyen puisse fournir des assurances crédibles que tous les non-citoyens expulsés ne seront pas persécutés ou torturés. Le panel a confirmé la conclusion du tribunal inférieur selon laquelle la notification à un pays tiers était insuffisante – environ 24 heures – et que la politique était illégale.

Le panel comprenait les juges du circuit Lara E. Montecalvo, Jeffrey R. Howard et Seth R. Aframe. L’ancien président Joe Biden a nommé Montecalvo et Aframe, tandis que l’ancien président George W. Bush a nommé Howard. L’administration Trump pourrait à nouveau faire appel auprès de la Cour suprême.

En mai 2025, l’administration Trump a déposé une demande d’urgence auprès de la Cour suprême après que le juge de district américain Brian Murphy ait bloqué cette politique. La Cour suprême a temporairement autorisé les renvois en juin 2025, avant de les renvoyer au tribunal inférieur. Murphy a de nouveau émis en février une ordonnance bloquant la politique.

L’administration Trump a fait appel auprès du premier circuit et pourrait à nouveau faire appel auprès de la Cour suprême. Le DHS n’a pas répondu à la demande de commentaires vendredi. Cette décision marque un revers pour la politique d’expulsion rapide de l’administration Trump, qui visait à envoyer les non-citoyens vers des pays tiers sans leur donner la possibilité de contester leur expulsion.

Key points

  • La Cour d’appel invalide la politique d’expulsion rapide de l’administration Trump
  • Les agents d’immigration peuvent toujours procéder à des expulsions vers des pays tiers s’ils suivent les procédures appropriées
  • L’administration Trump pourrait à nouveau faire appel auprès de la Cour suprême

Share this story

Written by

SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.