La commune des Ouadhias, située à une trentaine de kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou, en Algérie, est confrontée à des difficultés financières importantes. Créée en 1956, elle n'arrive toujours pas à sortir la tête de l'eau en raison d'un déficit chronique et d'une dépendance aux subventions de l'État. Selon le maire, Youcef Akir, la commune est déficitaire et ne fonctionne que grâce aux subventions de l'État, qui représentent la principale source de revenus.
La commune des Ouadhias est confrontée à des défis majeurs pour développer ses ressources financières propres. Le maire, Youcef Akir, déplore le manque de foncier et d'accompagnateurs pour créer des entreprises ou des micro-entreprises. Il regrette également que le nouveau Code communal, qui devait renforcer les prérogatives des maires et leur donner accès à des prêts bancaires, ne soit toujours pas en vigueur. Le Code des collectivités locales actuel limite les capacités d'action des communes pauvres comme la commune des Ouadhias.
Pour booster ses fonds propres, la commune des Ouadhias doit mettre en place une stratégie globale de développement économique. Le maire propose que les services des impôts, des domaines et de la trésorerie intercommunale travaillent en collégialité pour recouvrer les impôts et taxes. Il estime que la lutte contre l'évasion fiscale est une priorité, car il y a une "mafia" qui prospère dans ce domaine. Les redevances représentent le double de la masse salariale de la commune, mais le taux de recouvrement n'est que de 10%.
La commune des Ouadhias attend avec impatience la mise en service de l'hôpital, qui devrait être opérationnel, selon les prévisions initiales, en mars 2020. Cependant, le maire doute que cette échéance soit respectée en raison des retards accumulés par l'entreprise en charge des travaux. Il estime que si l'hôpital est inauguré en juillet ou en novembre 2020, ce sera déjà une réussite. Les walis qui se sont succédé depuis 2014 ont été bernés par le maître d'ouvrage et l'entreprise en charge des travaux.
Les projets de l'ovoïde et de la station d'épuration sont également renvoyés aux calendes grecques. Le maire regrette que les travaux aient été confiés à l'ONA, qui n'en a rien fait à ce jour. La direction de l'hydraulique devrait reprendre les projets, mais les lenteurs administratives et les procédures freinent leur réalisation. Les eaux usées des Ouadhias se déversent toujours dans le barrage de Taksebt, provoquant des désagréments pour les riverains.
La commune des Ouadhias est également confrontée à des défis en matière d'amélioration urbaine. Le maire déplore le manque de moyens pour installer et réparer l'éclairage public, qui coûte 450 millions de centimes par an. Il estime que les citoyens doivent payer leurs impôts pour que la commune puisse prendre en charge ces dépenses. La voirie n'emploie que cinq ouvriers, et le recrutement est gelé.
La question de l'environnement est également préoccupante dans la commune des Ouadhias. Le maire estime que l'environnement doit être l'affaire de tout le monde et que la population doit montrer plus de civisme pour respecter les horaires de passage des bennes tasseuses. La mairie ne peut pas tout régler seule, d'autant plus qu'elle n'a pas les moyens de prendre en charge les dépenses liées à l'environnement.
Key points
- La commune des Ouadhias est déficitaire et dépendante des subventions étatiques.
- La lutte contre l'évasion fiscale est une priorité pour la commune des Ouadhias.
- Les projets de développement de la commune des Ouadhias sont freinés par les lenteurs administratives et les procédures.