Le 26 septembre 2026, lors de la 81e session de l'Assemblée générale de l'Onu, la ministre islandaise des Affaires étrangères, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, a réagi aux propos du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui avait qualifié de "lâches moralement" les délégations ayant quitté la salle pendant son discours. Elle a repris les mêmes mots pour désigner ceux qui refusent de négocier une paix durable, empêchent l'aide humanitaire d'atteindre les populations en détresse et ne respectent pas le droit international.
Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir a précisé sa définition des "lâches moralement", en visant les dirigeants qui refusent de s'asseoir à la table des négociations pour rechercher une paix juste et durable, ceux qui refusent l'accès à l'aide humanitaire et ceux qui persistent à violer le droit international. Elle n'a pas commenté les délégations sorties de la salle, mais a déplacé la discussion vers Gaza et les décisions prises par ceux qui ont le pouvoir d'agir.
La ministre islandaise a refusé que la reconstruction de Gaza soit considérée comme une réponse suffisante. Elle a déclaré que "nous ne pouvons pas accepter que Gaza soit détruite et reconstruite à plusieurs reprises alors que la cause profonde demeure sans solution". Elle a également dénoncé l'expansion des colonies en Cisjordanie et les violences commises contre les civils palestiniens.
Quelques jours avant son intervention à l'Onu, l'Islande avait déjà réaffirmé son soutien à la solution à deux États et annoncé une contribution de 100 millions de couronnes islandaises au fonds de l'Onu destiné à la reconstruction de Gaza. Reykjavik estime que cette reconstruction doit s'inscrire dans la perspective d'un État palestinien viable.
La ministre islandaise a également consacré une partie de son discours aux règles internationales et à leur application. Elle a constaté que certains gouvernements les respectent lorsqu'elles servent leurs intérêts et les contestent lorsqu'elles deviennent contraignantes. Elle a défendu le respect des décisions des juridictions internationales, estimant que celles-ci ne peuvent être acceptées uniquement lorsque leur résultat convient aux gouvernements concernés.
L'argument de la ministre islandaise ne concerne pas uniquement le Proche-Orient. Elle a également mentionné l'invasion russe de l'Ukraine, la souveraineté des États et le droit des peuples à décider de leur avenir, plaçant ainsi ces questions dans le même cadre : celui de règles internationales qui doivent être respectées même lorsqu'elles contrarient les intérêts d'un État.
Sur Gaza, le message islandais ne s'arrête pas à l'aide humanitaire. Reykjavik défend toujours la création d'un État palestinien viable aux côtés d'Israël, avec pour objectif que les deux peuples puissent vivre "en sécurité, dans la dignité et dans la paix". L'Islande a également rappelé que le Hamas ne devait pas avoir de rôle dans l'avenir de la Palestine et que les groupes armés présents à Gaza devaient être désarmés.
Key points
- L'Islande répond aux propos de Netanyahu sur les "lâches moralement" à l'Onu.
- La ministre islandaise des Affaires étrangères, Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir, a précisé sa définition des "lâches moralement".
- Reykjavik défend la création d'un État palestinien viable aux côtés d'Israël.